Le détaillant montréalais DAVIDsTEA injecte environ 450 000 $ dans chaque nouvelle boutique et vise 25 magasins au Canada d’ici la fin de 2026, contre 22 aujourd’hui. Six ans après avoir fermé la majorité de son réseau, la bannière québécoise de thé relance ses ouvertures en corporatif et prévoit un rythme semblable en 2027.
Les Thés DAVIDsTEA a publié le 22 septembre les résultats de son deuxième trimestre, clos le 1er août 2026. Les ventes totales atteignent 11,5 millions de dollars, en hausse de 3,3 %. Le moteur de cette croissance est la boutique physique.
Les ventes en magasin ont bondi de 9,6 % à 5,0 millions de dollars, et les ventes des magasins comparables ont progressé de 4,4 %. La marge brute grimpe à 61,9 %, un sommet pour l’entreprise. La perte nette recule à 1,2 million de dollars, contre 1,6 million un an plus tôt.
Une boutique rentabilisée en 15 à 18 mois
La direction chiffre précisément son modèle d’ouverture. Chaque nouveau point de vente exige un investissement d’environ 450 000 $, récupéré en 15 à 18 mois. C’est ce rendement qui justifie la relance.
« Nous voyons un espace de croissance important au Canada », a indiqué Sarah Segal, PDG et cheffe de la marque de DAVIDsTEA, selon des propos rapportés en anglais par Retail Insider. La bannière n’a pas encore fixé de cible chiffrée pour 2027. Elle parle d’un rythme d’ouvertures comparable à celui de cette année, sous réserve de la conjoncture.
Marge brute de DAVIDsTEA au deuxième trimestre de 2026, un sommet pour l’entreprise. (Source : communiqué de résultats, 22 septembre 2026)

Un réseau 100 % corporatif, de Laurier Québec à Burnaby
Les 22 boutiques de DAVIDsTEA sont toutes exploitées en corporatif, sans franchisé ni licencié. La plus récente ouverture québécoise remonte à décembre 2025, au centre commercial Laurier Québec, dans la ville de Québec.
Les ouvertures suivantes ont surtout visé l’ouest du pays et l’Ontario. Le réseau a ajouté l’Oshawa Centre en juin, puis Square One, à Mississauga, en août. Deux boutiques sont prévues cet automne, au Southgate Centre d’Edmonton et au Metropolis at Metrotown de Burnaby.
De 100 boutiques à 18, puis la reconstruction
Le retour en magasin prend tout son sens au regard de 2020. Placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), l’entreprise avait fermé 82 de ses 100 boutiques canadiennes. Seules 18 avaient rouvert, dont sept au Québec, toutes dans de grands centres commerciaux.
Le virage numérique a porté l’entreprise pendant la reconstruction. Il plafonne aujourd’hui : les ventes en ligne n’ont progressé que de 1,1 %, à 5,2 millions de dollars. Le canal de gros, qui place les produits en épicerie et en dépanneur, a reculé de 8,8 %, à 1,3 million.
Le Canada porte 91,5 % des ventes
Le marché canadien a généré 10,5 millions de dollars au trimestre, en hausse de 5,5 %. Aux États-Unis, les ventes ont reculé de 15,2 %, sur fond de tarifs douaniers. L’entreprise a déplacé ses expéditions américaines vers Chicago à la fin de mars.
Reste à voir combien des prochaines ouvertures viseront le Québec, marché d’origine où la bannière avait conservé sept boutiques en 2020. Les prochains résultats trimestriels montreront si les magasins d’Edmonton et de Burnaby confirment le rendement annoncé. Ils diront aussi si la cible de 25 boutiques tient d’ici la fin de l’année.











