Fondée à Montréal en 1995, l’enseigne Presse Café rapetisse une partie de ses cafés pour un format plus express et repart à la recherche de franchisés. Le Groupe Les Cafés V. P. mise sur un concept qu’il a baptisé la « pausitivité » pour tenir tête aux grandes chaînes internationales du café.
Marcel Hachem a ouvert le premier Presse Café au coin des rues Mansfield et Sainte-Catherine, à Montréal, en 1995. Trente ans plus tard, le réseau compte une quarantaine de cafés au Québec et demeure l’une des rares enseignes de café-bistro restées québécoises dans un marché dominé par Tim Hortons et Starbucks, et que Dunkin’ s’apprête à réinvestir. C’est dans ce contexte que le groupe modernise son image de marque et relance son recrutement de partenaires.
La « pausitivité », un repositionnement né du recul de la pause-café
Le concept part d’un constat. Le télétravail, les horaires chargés et l’omniprésence des écrans ont grugé les moments où l’on s’accorde une vraie pause. En 1995, le fondateur imaginait un lieu de rassemblement où l’on avait envie de s’attarder ; l’enseigne veut aujourd’hui replacer ce temps d’arrêt au centre de sa proposition commerciale.
Le pari est clair : transformer une taille modeste en avantage concurrentiel au moment même où le café-minute occupe une place grandissante dans les habitudes des Québécois.
Des cafés plus petits, pensés comme un salon
Le changement le plus visible touche la superficie. Le réseau réduira la taille de certains emplacements pour offrir un format plus express, sans renoncer à l’ambiance chaleureuse qui le distingue. « On s’y sentira comme dans son propre salon », résume Marc Réjouis II.
Le Groupe Les Cafés V. P., qui détient aussi La Fabrique de Bagel de Montréal et Green Traiteur & Café, joue l’ancrage local plutôt que l’uniformité des grandes bannières. Fêtes de quartier, tournois de la ligue junior, présence auprès des travailleurs et des cégépiens : le groupe présente cet engagement comme une composante de son modèle.
Un menu préparé sur place et ajusté marché par marché
L’enseigne taille et apprête ses ingrédients chaque matin plutôt que de miser sur le préemballé. Le menu varie ensuite selon l’emplacement. Dans les secteurs de bureaux, une offre traiteur cible les entreprises voisines. En région, où l’offre matinale est plus mince, le déjeuner s’étoffe avec des assiettes brunch. Des bars à espresso s’installent aussi sur les voies rapides et dans les aires de repos.
« Comme entreprise, on se permet cette souplesse en vue de répondre aux besoins de chaque marché », précise le directeur du développement. Pour un franchisé, cette latitude sur le menu change la lecture d’un emplacement en région, où le volume du matin ne suffit pas toujours à rentabiliser un café seul.
Une mise de fonds de 125 000 $ pour joindre le réseau
Joindre Presse Café au Québec demande une mise de fonds d’au moins 125 000 $, pour un investissement global situé entre 315 000 $ et 550 000 $. Le montant du droit initial n’est pas communiqué par le réseau.
L’argument mis de l’avant auprès des candidats tient à l’ancienneté de la marque. Trente ans d’exploitation, un logo identifiable, une clientèle déjà constituée. Le réseau assure la formation avant l’ouverture, l’approvisionnement en matières premières, des campagnes nationales de promotion et un suivi du développement de chaque café.
Bon à savoir
Presse Café ne réclame pas d’expérience préalable en restauration. Le réseau dit privilégier le goût du contact humain et l’engagement dans l’exploitation quotidienne, la formation étant dispensée avant l’ouverture puis complétée au fil des nouveaux produits.
Le test des prochains mois pour une enseigne d’ici
Deux indicateurs diront si le pari tient. D’abord, la capacité du format express à retenir une clientèle pressée sans diluer l’ambiance qui a fait la réputation de l’enseigne. Ensuite, le nombre de candidats prêts à investir dans une marque québécoise indépendante plutôt que dans une bannière internationale.
Les candidats intéressés peuvent communiquer avec le réseau pour connaître les territoires encore disponibles dans leur région, ou comparer l’offre avec les autres franchises de cafés et salons de thé actives au Québec.
À lire aussi :











