Point S et Distribution Stox marquent leurs dix ans au Canada avec près de 1 000 points de service sous quatre bannières et un taux de confiance de 87 % auprès des consommateurs québécois et canadiens. Le groupe Unimax ne vend pas de franchises : il rallie des garagistes qui possèdent déjà leur atelier, et cette nuance change tout pour un candidat.
Unimax Ltée réunit trois métiers : la distribution, avec Distribution Stox dans l’Est du Canada et North Country Tires dans l’Ouest ; le détail, avec les bannières Point S, V1, Otobox et Centre du pneu local ; et les roues, avec RSSW. La marque Point S est née en France en 1971 comme association de détaillants de pneus indépendants. Elle a fait ses premiers pas au Canada en 2015, suivie du réseau Distribution Stox en 2016, puis d’Otobox et de V1 en 2017.
Une bannière, pas un franchisage
La distinction se lit noir sur blanc sur les canaux du groupe. Point S Canada se présente comme « le plus important réseau de détaillants indépendants de pneus et de services d’entretien automobile au Canada ». Son formulaire de recrutement s’intitule Devenir détaillant, et sa première question est : possédez-vous déjà un garage ?
Aucun droit initial, aucune redevance et aucune convention de franchise ne sont publiés. Il s’agit d’une affiliation sous bannière, pas d’un réseau de franchises : mais cela n’empêche pas de développer sa propre entreprise Point S.
Bon à savoir
Dans une affiliation sous bannière, le commerçant reste propriétaire de son entreprise et conserve une large marge de manœuvre sur ses prix, son personnel et ses achats. En franchise, il applique un concept complet, verse un droit initial et une redevance, et suit un manuel d’exploitation. Le premier modèle convient à un garagiste établi, le second à un candidat qui part de zéro.
Trente centres de distribution et 12 000 clients marchands
Derrière la bannière, il y a une logistique. Distribution Stox compte aujourd’hui plus de 30 centres de distribution, plus de 2,4 millions de pieds carrés d’entreposage et une capacité de 3 millions d’unités, au service de quelque 12 000 clients marchands. La croissance est venue d’acquisitions successives et du démarchage direct.
Le catalogue numérique et la commande en ligne font gagner du temps aux marchands, mais le représentant reste sur la route. « Notre industrie repose encore sur le relationnel », résume le dirigeant.
Notoriété de 83 %, confiance de 87 % selon un sondage CROP
Le groupe avance deux mesures de marque. La bannière revendique un taux de notoriété assistée de 83 % et un taux de confiance de 87 % auprès des consommateurs, ce dernier chiffre étant attribué à un rapport de la firme CROP de l’automne 2025. Ces données sont produites pour l’entreprise et doivent se lire comme telles, avec leur millésime.
Ce que dix ans de bannière disent au garagiste québécois
Le modèle Unimax vise un profil précis : un propriétaire d’atelier qui veut une image de marque, un approvisionnement et des outils numériques sans céder le contrôle de son entreprise. Pour un candidat qui cherche un concept clé en main avec territoire protégé et manuel d’exploitation, ce n’est pas la bonne porte. Deux indicateurs mériteront d’être suivis : la publication d’un décompte québécois par bannière, qui n’existe pas aujourd’hui, et la mise à jour des mesures CROP, dont le millésime remonte à l’automne 2025.











