Le Groupe Grandio a investi 2,5 millions de dollars pour installer sa bannière Chez Lionel au Complexe Jules-Dallaire, à Sainte-Foy, dans la ville de Québec. La septième adresse du réseau accueille ses premiers clients ce jeudi 10 septembre, à la place du Paris Grill. Pour un candidat franchisé québécois, l’opération dit surtout par où passe, et par où ne passe pas, le franchisage chez Grandio.
L’établissement occupe 9 000 pi² au 2820, boulevard Laurier, avec 175 places à l’intérieur et une terrasse de 80 places pour la belle saison. Le local a été fermé six mois, le temps de travaux repris jusqu’au béton. Le Paris Grill, installé dans le complexe depuis 2010 et exploité par Restos Plaisirs, a servi une dernière fois le 5 janvier 2026. Le groupe a préféré consolider deux concepts de brasserie française aux menus voisins. C’est sa quatrième adresse sur cette artère de la Capitale-Nationale.
Sept adresses en treize ans, la première dans la Capitale-Nationale
Née en 2013 rue Lionel-Daunais, à Boucherville, en Montérégie, la bannière s’est étirée à raison d’une ouverture tous les un à deux ans : Laval en 2020, Sainte-Thérèse en 2022, Brossard en 2023, Kanata en Ontario en 2024, Montréal en 2025. Sainte-Foy est la septième et la première à sortir du couloir Montréal-Ottawa. La cuisine est dirigée par le chef exécutif Frédéric Dufort, l’aménagement signé par la firme Cléo Katcho.
Le franchisage du groupe passe par La Cage, pas par Chez Lionel
C’est le point à retenir pour un candidat. Grandio ne propose aucune page « devenir franchisé » ni aucune offre publique de franchisage pour Chez Lionel, Cochon Dingue ou Iru, et il annonce l’investissement de Sainte-Foy en son propre nom. Le montage d’exploitation de la nouvelle adresse n’a pas été précisé par le groupe. En l’absence de divulgation, la seule formulation exacte reste « établissement sous la bannière Chez Lionel du Groupe Grandio ».
Bon à savoir
Une bannière n’est pas une franchise par défaut. Chez Grandio, le franchisage est documenté pour La Cage – Brasserie sportive uniquement : à l’exercice 2019, dernier exercice complet publié avant la pandémie, les ventes générées par les franchises et coentreprises atteignaient 51,5 millions de dollars sur des ventes totales de restaurants de 145,4 millions de dollars, soit près de 35 % du réseau.
77 succursales, deux en France et une à Londres
Le groupe se décrit aujourd’hui comme un ensemble de 15 bannières et de 77 succursales, dont deux en France et une à Londres, pour plus de 3 500 employés. Chiffre publié par Grandio lui-même, et variable d’un support à l’autre. Le déploiement international se fait sous La Cage, ouverte à Bordeaux-Bègles en 2023, à Aix-en-Provence en juin 2026, puis rue Kensington High à Londres le 4 septembre 2026, sur 210 places.
Selon Pierre Moreau, ancien PDG de Restos Plaisirs devenu actionnaire et administrateur du groupe, la croissance reposera sur quatre marques : La Cage, Le Cochon Dingue, Iru Izakaya et Chez Lionel. Il évoque une cible de quatre ou cinq ouvertures par année au Québec et en Ontario. Cette cible n’apparaît dans aucun document du groupe.
Un pari long sur un boulevard en chantier jusqu’en décembre
L’ouverture tombe en plein chantier. Depuis le 23 mars 2026, la Ville de Québec refait les réseaux d’aqueduc et d’égouts du boulevard Laurier, de la route de l’Église jusqu’à l’avenue des Sciences-Humaines, dans le cadre du projet de tramway TramCité. Les travaux se poursuivent jusqu’en décembre, avec deux voies maintenues par direction. Le stationnement intérieur du complexe reste gratuit, un argument que le groupe met en avant.
« On prend des engagements à long terme. Oui, c’est dérangeant quelques années de travaux, mais après ça, l’entrée de la ville va être extraordinaire », explique Pierre Moreau. Les prochaines adresses diront si le groupe reste sur ce mode d’exploitation ou passe par des exploitants indépendants, comme La Cage l’a fait au Québec puis en France. C’est là que se jouera l’ouverture réelle du réseau aux candidats québécois.











