Un tournoi de golf bénéfice qui récolte 38 000 $ et deux ateliers de Lanaudière : CARSTAR a nommé Jessy Dufresne et Éric Hénault franchisés de l’année 2026 pour l’ensemble du Canada. Pour un candidat qui regarde du côté de la carrosserie, la distinction dit surtout quels critères un franchiseur récompense vraiment dans un grand réseau nord-américain.
Le prix a été remis lors de la conférence annuelle Impact 2026 du réseau, et annoncé le 3 septembre 2026. CARSTAR se décrit comme un réseau de carrossiers nord-américain appartenant à des intérêts indépendants, et il avait déjà franchi le cap des 700 centres de réparation de carrosserie en 2019, selon son propre communiqué. Les deux lauréats exploitent CARSTAR Rawdon et CARSTAR St-Félix-de-Valois, deux ateliers de Lanaudière.
Deux ateliers de Lanaudière décrochent la plus haute distinction canadienne du réseau
Le titre de franchisé de l’année est présenté par le réseau comme sa plus haute récompense individuelle au Canada. Jessy Dufresne et Éric Hénault l’obtiennent pour deux ateliers voisins, à Rawdon et à Saint-Félix-de-Valois, dans la MRC de Matawinie. Les deux établissements sont des ateliers franchisés, pas des succursales corporatives : le franchiseur fixe les normes de réparation et la marque, les exploitants portent le risque d’affaires.
Dave Foster, premier vice-président de CARSTAR Canada, a souligné la qualité de la gestion d’équipe et le leadership des deux lauréats au sein de la bannière. Le réseau met en avant trois critères : la rentabilité, la croissance et le maintien de normes de réparation rigoureuses.
Bon à savoir
CARSTAR est bien un réseau franchisé : le franchiseur décrit lui-même ses centres comme détenus et exploités de façon indépendante.
Un tournoi de golf à 38 000 $ pèse dans la décision du franchiseur
L’implication communautaire compte dans le calcul. Le duo a organisé le tournoi de golf bénéfice CARSTAR au profit de Fibrose kystique Canada, à Saint-Hyacinthe, en Montérégie. L’événement a réuni 138 joueurs et permis de récolter 38 000 $.
Ce n’est pas un détail décoratif. Dans le secteur des franchises automobiles, la notoriété locale d’un franchisé alimente directement l’achalandage de l’atelier, et les franchiseurs le mesurent. Un candidat qui prépare son dossier gagne à savoir que la contribution au milieu figure au même rang que les indicateurs financiers.
Participants au tournoi de golf bénéfice organisé par les deux lauréats à Saint-Hyacinthe, pour une récolte de 38 000 $ au profit de Fibrose kystique Canada.

Exploiter deux ateliers, un scénario courant en carrosserie franchisée
Les deux lauréats détiennent deux établissements, pas un seul. C’est un profil fréquent dans la réparation de collision, un secteur où les volumes dépendent d’ententes avec les assureurs et où la taille aide à négocier. La franchise individuelle, celle du franchisé qui exploite un seul établissement, reste la porte d’entrée, mais la croissance passe souvent par une deuxième adresse dans la même région.
Au Québec, aucune loi provinciale n’encadre spécifiquement la franchise. La relation entre franchiseur et franchisé repose sur la convention de franchise et sur l’obligation de bonne foi de l’article 1375 du Code civil du Québec. Un candidat qui vise deux ateliers doit donc faire valider ses clauses de territoire et de renouvellement avant de signer, plutôt qu’après.
Un signal sur la place du Québec dans un réseau nord-américain
Voir la plus haute distinction canadienne d’un réseau nord-américain partir vers deux ateliers de Lanaudière en dit long sur le poids des exploitants québécois dans la bannière. Reste à savoir combien d’ateliers CARSTAR compte réellement dans la province, une donnée que le franchiseur ne publie pas.
Les candidats intéressés par la carrosserie franchisée peuvent suivre deux signaux dans les prochains mois : les critères retenus à la prochaine conférence Impact, et le rythme des reprises d’ateliers indépendants par les grandes bannières au Québec.











