La troisième génération entre dans l’affaire familiale Dierendonck, réseau de boucheries de viande maturée né à Sint-Idesbald, en Flandre-Occidentale. Le groupe compte six points de vente, une franchise ouverte à Waterloo, et il figure depuis 2025 parmi les membres junior de la Fédération Belge de la Franchise.
Fons Dierendonck, 21 ans, travaille dans la boucherie historique de Sint-Idesbald, sur le territoire de Koksijde, a rapporté samedi le quotidien flamand Het Laatste Nieuws. Il est le fils de Hendrik Dierendonck, 51 ans, et le petit-fils de Raymond Dierendonck, 79 ans, qui a ouvert le premier magasin en 1970. L’entrée du jeune homme dans l’entreprise date en réalité de 2025. Aucune fonction de direction ne lui est attribuée.
Six boucheries, deux Régions, et une seule franchise ouverte
Le réseau exploite six boucheries sous le nom Atelier Dierendonck, sauf le magasin d’origine qui garde l’enseigne historique. Trois se trouvent en Flandre-Occidentale, à Koksijde, Nieuwpoort et Courtrai. Deux sont en Région bruxelloise, à Uccle et dans le centre de Bruxelles. La sixième est à Waterloo, en Brabant wallon : ouverte le 24 octobre 2024, c’est la première et à ce jour la seule en franchise. Le groupe tient par ailleurs deux restaurants Carcasse, dont un étoilé à Sint-Idesbald.
Un septième point de vente, ouvert à Ostende en juin 2025, a fermé un an plus tard. La Banque-Carrefour des Entreprises (BCE) porte son unité d’établissement au statut « arrêté ».
Un apport de 150.000 euros et des redevances de 10 % au total
La fiche déposée auprès de la Fédération Belge de la Franchise (FBF) chiffre le modèle. Elle annonce un droit d’entrée de 15.000 euros, un apport personnel de 150.000 euros, un investissement compris entre zéro et 850.000 euros, une redevance générale de 7 % du chiffre d’affaires et une redevance publicitaire de 3 %. La durée du contrat est fixée à 18 ans, pour une surface type de 300 m². Le réseau lui-même a été lancé en 2016.
Bon à savoir : membre junior, un statut probatoire
Dierendonck Holding SA est l’un des trois membres junior de la FBF, aux côtés d’Avenir Rénovations et de Repar’stores. La Fédération réserve cette catégorie aux candidats au statut de membre effectif, « pendant une période d’essai d’un an ». L’adhésion suppose l’usage d’un document d’information particulier conforme à la loi du 2 avril 2014.
Le franchiseur recrute, mais refuse le mot chaîne
L’enseigne assume un développement en franchise sur son propre site, dans les trois langues, sous le titre anglais « Want to join our butcher family ? ». Elle y cherche des candidats ayant « la passion du métier de boucher, avec des compétences techniques ou au minimum une expérience dans le secteur », et annonce prendre en charge l’approvisionnement, la préparation en atelier, le merchandising et la formation continue. Aucun montant n’y figure. Le discours du dirigeant, lui, tient une ligne plus prudente.
Une transmission qui arrive au moment du test de la franchise
Le groupe déclarait à la presse économique, fin 2024, 32 millions d’euros de chiffre d’affaires et 140 collaborateurs. Ce chiffre relève de la déclaration, non de comptes consolidés : aucun n’est déposé à la Banque nationale de Belgique. Les comptes des cinq sociétés d’exploitation, en modèle abrégé, ne publient pas de chiffre d’affaires et totalisent 92,8 ETP pour l’exercice clos au 30 septembre 2025, sur un périmètre incomplet.
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Le partage du parc déclaré par la Fédération Belge de la Franchise. Un candidat franchisé rejoindrait donc un réseau qui n’a encore ouvert qu’une seule unité sous ce régime, et en a fermé une autre.
Deux signaux méritent le suivi. La sortie d’Ostende après douze mois est le premier vrai test grandeur réelle du modèle, et son échec n’a pas été expliqué publiquement. L’arrivée de la troisième génération dans le magasin fondateur est le second : elle installe une continuité familiale au moment même où l’enseigne confie son nom à des tiers.











