Van Marcke, le spécialiste belge de la salle de bains et du chauffage basé à Courtrai, entame une restructuration de grande ampleur pour réduire une dette nette de 188 millions d’euros. L’entreprise familiale a déjà vendu trois de ses dix-sept showrooms en Belgique, en France et au Luxembourg, et prévoit de réduire de moitié sa surface commerciale totale.
Fondée en 1929 à Courtrai, en Flandre occidentale, l’entreprise familiale employait encore environ 1.400 collaborateurs fin 2025, après la suppression de 400 emplois ces dernières années, majoritairement en Belgique. Son chiffre d’affaires est passé de 618 à 537 millions d’euros en un an, et le groupe a essuyé une nouvelle perte l’an dernier. La direction, menée par la CEO Caroline Van Marcke, évoque une conjonction de facteurs : crise persistante dans la construction et l’énergie, consommateurs prudents face à l’inflation, indexation salariale et difficultés liées à son système informatique.
Dette nette de Van Marcke, à l’origine du plan de restructuration en cours (source : RetailDetail BE, 18 septembre 2026).

Trois showrooms déjà vendus sur un total de dix-sept
Le plan de restructuration prévoit la vente de l’intégralité du parc immobilier commercial de Van Marcke, avec une reprise partielle en location, un montage proche de la cession-bail. Trois des dix-sept showrooms du groupe, répartis entre la Belgique, la France et le Luxembourg, ont déjà changé de propriétaire. L’objectif affiché est de réduire de moitié la surface commerciale totale de l’enseigne, un chantier qui devrait s’étaler sur plusieurs exercices selon la presse économique flamande.
Le réseau Van Marcke Technics également concerné
La réduction ne se limite pas aux showrooms grand public : le réseau des 70 succursales Van Marcke Technics, dédié aux professionnels du chauffage et du sanitaire, doit lui aussi être resserré. Cette double contraction, magasins et succursales professionnelles, traduit l’ampleur du chantier engagé par la direction pour restaurer la rentabilité du groupe avant d’envisager un nouvel investissement d’expansion. Le groupe, qui ne figure pas parmi les enseignes recrutant des franchisés en Belgique, gère l’ensemble de ce réseau en interne.
Une crise sectorielle qui dépasse le seul cas Van Marcke
Le repli de Van Marcke s’inscrit dans un climat plus large pour le commerce spécialisé de l’habitat en Belgique : la construction neuve reste freinée par des taux d’intérêt toujours élevés, et les ménages reportent les gros travaux de rénovation. Le secteur du bricolage et de l’équipement de la maison a connu plusieurs restructurations comparables ces derniers mois en Belgique, chaque enseigne cherchant à alléger sa structure de coûts immobiliers face à une demande atone.
L’ampleur des futures suppressions d’emploi reste à préciser
Le nombre d’emplois qui disparaîtront concrètement à l’issue de ce nouveau plan n’a pas encore été communiqué par l’entreprise. La vente du solde des showrooms et la réorganisation du réseau Van Marcke Technics devraient s’échelonner sur plusieurs exercices. Les prochaines communications de la direction, attendues dans les mois qui viennent, permettront de mesurer l’impact réel sur l’emploi wallon, bruxellois et flamand de ce groupe familial centenaire.











