La réalité de l’entrepreneuriat en chiffres

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Un post it bleu sur lequel il est écrit Entrepreneur est collé sur un écran d'ordinateur.

Le 30 mars dernier se tenait le Salon des entrepreneurs, plus connu aujourd’hui sous le nom de Go Entrepreneurs. À cette occasion, Go entrepreneurs et BPI France ont souhaité dresser un état des lieux de l’entrepreneuriat en 2023 grâce à une enquête réalisée par Opinion Way. Celle-ci révèle qu’un Français sur quatre souhaite créer son entreprise mais que la peur de l’échec (66 %), associée à de nombreuses idées reçues, freinent leur lancement.


Afin de répondre à ces idées reçues et pour démystifier le monde de l’entrepreneuriat, L’Express Franchise vous propose de découvrir en chiffres, la vérité sur la création d’entreprise en France.

Plus de TPE-PME que de Grandes entreprises

Quand on pense entreprise, on s’imagine de suite les plus belles success stories du CAC40, avec comme objectif de devenir le prochain François-Henri Pinault ou Bernard Arnault. Or, vous l’aurez remarqué, le CAC40 n’est composé que de 40 entreprises. Pas de pression donc, la grande majorité de l’entrepreneuriat français se trouve ailleurs et est très largement représentée par les TPE-PME, à savoir de très petites, petites et moyennes entreprises qui comptent moins de 250 salariés.

En effet, selon l’INSEE, en 2020 il existait en France 4,2 millions de TPE-PME, dont 4,1 millions de microentreprises n’employant qu’un seul salarié. Cela représentait en 2022, une part de 99,9 % de l’écosystème entrepreneurial français. Ces TPE-PME n’emploient pas moins de 6,2 millions de salariés, soient plus de 45 % des Français et réalisent à elles seules 35,8 % du chiffre d’affaires du pays.

La FrenchTech pas si populaire ?

Alors que la France se rêve “start up nation”, l’enquête menée par BPIFrance et Go Entrepreneurs, et réalisée par Opinion Way, révèle que la majorité des Français qui souhaitent entreprendre ne sont pas nécessairement attirés par le secteur de la tech. En effet, les Français interrogés se tourneraient davantage vers des secteurs dans lesquels ils évoluent déjà (52 %). Viennent ensuite les métiers de l’artisanat (42 % des répondants) : ébénisterie, coiffure, fleuriste, plombier, etc, puis le secteur de l’hôtellerie restauration (39 %) : gîte, hôtel, maison d’hôte, bar, restaurant, etc.

Des chiffres qui font s’interroger : la tendance de la start-up innovante est-elle passée de mode ? Les résultats de l’enquête Opinion Way tendent à le confirmer puisque les secteurs qui attirent le moins d’entrepreneurs sont ceux de l’Edtech (23 %), de l’Healthtech (26 %) et des Fintech (19 %).

Vers une nouvelle conception de l’entrepreneur 

L’un des freins à l’entrepreneuriat réside en partie dans le fait que l’on a une idée bien précise de ce que doit être un entrepreneur : une idée reçue qui vient renforcer la peur de l’échec. En effet, selon l’enquête d’Opinion Way : un Français sur deux considère que, passé 50 ans, créer une entreprise serait trop risqué. De même, 34 % estiment que monter sa boîte avant 25 ans est un geste périlleux. Enfin, 84 % des personnes interrogées pensent qu’il est absolument nécessaire d’avoir de l’expérience en management et/ou en gestion pour créer son entreprise. Ces règles arbitraires, qui définissent dans l’imaginaire collectif, ce que doit être un parfait entrepreneur représentent autant de bonnes excuses de ne pas se lancer.

Pourtant, il n’existe pas de recette miracle pour devenir un bon chef d’entreprise, il suffit finalement d’une bonne raison de le faire. Et cette raison, pour 30 % des Français, c’est d’être enfin son propre patron et d’exercer son métier à sa manière. Une motivation en lien avec une quête d’épanouissement personnel, selon Aziliz de Veyrinas, Directrice de l’événement Go Entrepreneurs. « Il est intéressant d’observer que les raisons poussant les Français sur la voie de l’entrepreneuriat sont davantage de l’ordre de l’épanouissement. Cela démontre une certaine évolution dans la perception de l’image de l’entrepreneur au fil des années. Celle-ci est encourageante car elle permettra de casser de nombreux préjugés liés à la création d’entreprise, notamment sur son financement ou les qualifications requises. »

La moitié des Français voudrait être accompagnée…

Si près d’un Français sur deux imagine se lancer seul (46 %), l’autre moitié (53 %) préfèrerait être accompagnée. Ils pensent donc en premier lieu à s’entourer ou s’associer avec un membre de leur famille.

D’autre part, la peur de l’échec évoquée précédemment est en partie liée à la question du financement. Les Français en quête d’entrepreneuriat sont donc conscients qu’il existe des aides pour leur permettre de se lancer. Ils identifient en premier lieu les aides financières (48 %), primes, subventions, bourse, mais aussi diverses solutions de financement (40 %) comme des prêts participatifs, des prêts d’honneur, des prêts bonifiés.

…et pourquoi pas la franchise ?

Si l’enquête de Go Entrepreneurs et BPIFrance, pointe quelques solutions pour répondre aux craintes des Français sur le point de se lancer, elle ne cite pas le modèle de la franchise comme l’une d’elle. Pourtant, c’est un modèle qui saurait répondre à plusieurs freins évoqués précédemment, notamment la peur de l’échec qui freine 66 % de Français dans leur envie de créer une entreprise. Elle paralyse encore plus les plus jeunes âgés de 18 à 30 ans (72 %) et de 25 à 34 ans (78 %).

Grâce à la transmission d’un savoir-faire et d’un concept éprouvé et à l’accompagnement et la formation du franchiseur, un entrepreneur franchisé ne se lance pas complètement seul, tout en restant son propre patron. Le modèle répond également aux idées reçues quant au profil de l’entrepreneur, puisque les franchiseurs recrutent autant de très jeunes franchisés, que des profils plus seniors. Ils n’attendent d’ailleurs, en général, aucune expérience particulière dans le métier, puisque c’est eux qui apportent le savoir-faire. Enfin, le modèle de la franchise se retrouve dans de nombreux secteurs, offrant un grand choix de professions : il y en a pour tous les goûts, toutes les vocations et toutes les reconversions.

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