icon / 24x24 / ic24-trending-up

les plus recherchées du moment

Qu’est-ce qu’une franchise sociale ?

5 Min. de lecture
Un bocal Drive Tout nu.

Créée en 2018 par Salomé et Pierre Géraud, Le Drive Tout nu porte comme ambition de rendre la consommation responsable accessible au plus grand nombre. Cette mission d’utilité publique et la volonté d’avoir un impact positif sur la planète et la société est au cœur de leur projet, faisant de Drive Tout nu une enseigne de l’Économie Sociale et Solidaire. 


L’enseigne se développe en franchise et compte à présent trois points de vente à Toulouse, Lille et Chambéry. Un développement qui vise à servir un impact positif et qui fait du Drive Tout nu une franchise sociale. Amélie Séguret, directrice réseau de l’enseigne nous explique ce qu’est une franchise sociale et comment cela se traduit concrètement pour les franchisés.

Le Drive Tout nu est une franchise sociale. Qu’est-ce que cela signifie ?

Amélie Séguret : Dans un réseau de franchise sociale, l’impact environnemental est au cœur du projet de réplication. Chez Le Drive Tout nu, cela signifie que l’objectif principal de la société vise à servir l’intérêt commun et à augmenter son impact social et environnemental sur le zéro déchet.

On demande alors à nos partenaires/franchisés d’être dans cette logique-là. C’est-à-dire qu’eux aussi, ils doivent placer cet objectif au cœur de leur projet. Cela ne veut pas dire que la rentabilité financière n’est pas importante, mais elle est au service de cet impact. Pour avoir de l’impact, il faut avoir un modèle pérenne, qui tient la route financièrement, mais ce n’est pas une fin en soi.

Qu’est-ce que cela change pour le franchisé ? Existe-t-il une clause spécifique à la franchise sociale dans le contrat de franchise signé ?

A.S : Oui, dans notre cas cela passe par deux choses. La première est qu’on va demander au franchisé de suivre et de respecter un certain nombre d’indicateurs d’impact. Notamment, le fait que tous les produits soient zéro déchet ; le fait que 60% des produits viennent de moins de 100 km autour du Drive ; le fait de favoriser la création d’emploi quand cela est possible, etc.

La deuxième chose, qui est contractuelle entre les partenaires et nous, c’est la labellisation ESUS, le label de l’Economie Sociale et Solidaire. En effet, dans le contrat on demande à nos partenaires d’obtenir ce label. Ils ont un certain temps pour l’obtenir.

Ce label garantit que cet objet de mission sociale est écrit dans les statuts de leur société. Il leur impose également un certain cadre sur les écarts de salaires, la redistribution du profit, etc. Pour nous, le Label ESUS assure que nos partenaires sont bien dans la même démarche que nous. 

Exigez-vous ces mêmes critères chez vos fournisseurs ? 

A.S : On n’exige pas la même chose de nos fournisseurs. On a déjà des critères assez stricts en termes de qualité, provenance des produits. Pour nous, c’est vraiment la qualité gustative et le mode de production qui priment sur les produits qu’on vend. Tous nos produits sont donc bio ou assimilés bio et le plus souvent locaux.

On va aussi s’atteler à ce que le fournisseur joue le jeu du zéro déchet avec nous. On essaye de les embarquer dans l’impact positif. Cette démarche passe plutôt par des critères de sélection des produits que via le label ESUS.

Grâce au label ESUS, Le Drive Tout promeut un impact à la fois écologique mais aussi social ? 

A.S : Oui, c’est un état d’esprit global qui vise à réinventer un peu les modèles d’entrepreneuriat. Par exemple, on a à cœur d’avoir un mode de fonctionnement qui soit assez collaboratif avec les franchisés. Car on a l’envie de constituer un réseau d’entrepreneurs qui contribuent par leurs compétences à la réussite du réseau.

Concernant cet aspect un peu plus social : on s’attache à recruter des candidats qui sont dans ce même état d’esprit, qui croient à cette nouvelle manière de faire fonctionner une entreprise.

Beaucoup de candidats sont-ils intéressés par cette démarche de la franchise sociale ?

A.S : Clairement : 99% des candidats qui nous contactent sont motivés par l’impact. On rencontre beaucoup de gens qui sont en recherche de sens dans leur vie. Ils sont prêts à prendre des risques professionnels en se reconvertissant pour avoir un métier qui aura plus de sens pour eux. Dans tous les calls que je fais avec les candidats, la quête de sens et l’impact reviennent systématiquement.

Compte tenu de vos valeurs et de la quête de sens de vos franchisés, comment adaptez-vous votre façon de gérer votre réseau ?

A.S : Ce qu’on dit à nos franchisés, c’est que la vision et la mission d’impact n’est pas vraiment négociable. On s’attèle donc dans la phase de recrutement à bien vérifier qu’on a envie d’aller dans la même direction, et qu’on partage le même rêve, le même objectif.

En revanche, pour ce qui est des moyens d’atteindre cet objectif-là, tout est discutable. On laisse beaucoup de liberté à nos partenaires pour tester des choses dans la mesure où elles s’inscrivent dans cet objectif. Notre mission d’impact nous sert alors de boussole pour faire le tri entre les actions proposées pour choisir celles qui vont dans la bonne direction.

Là-dessus, on est très ferme. Mais les entrepreneurs qui nous rejoignent disposent d’une grande liberté et d’une grande autonomie pour mettre en œuvre de nouvelles idées et nous aider collectivement à aller plus vite vers notre objectif commun.

Le modèle de la franchise apparaît donc comme accélérateur d’impact ?

A.S : Oui je pense, parce que quand on à affaire à des entrepreneurs, on a affaire à des gens qui sont vraiment passionnés. Ils vont s’investir à 300% dans leur projet, parce qu’ils y mettent leurs économies, leur temps, toute leur énergie.

Donc forcément, quand on met autant d’énergie, de temps et d’argent dans un projet, celui-ci avance plus vite et a plus de chances de fonctionner. On est assez convaincus que notre concept, qui est nouveau et innovant, a besoin d’une énergie entrepreneuriale pour décoller.

La franchise nous paraît donc être un moyen adapté pour trouver les bons profils, qui vont s’amuser aussi dans cette aventure-là. Parce que les entrepreneurs sont aussi des personnes qui aiment défricher, naviguer en terre inconnue. C’est un peu ce qu’on fait, nous aussi, en bougeant les codes de la grande distribution.

Vous aimerez aussi !

parking de supermarché en montagne
L’Auchan de Marlenheim devient Intermarché le 13 octobre

L’Auchan du Centre Commercial de l’Ellipse, à Marlenheim (Bas-Rhin), ferme ...

barista souriante dans un café chaleureux
Comment bien piloter son réseau de restaurants franchisés ?

Mettre à jour une carte sur vingt-cinq restaurants, comparer leurs ...

carrefour city en gare, passants flous et valise rose
Carrefour va ouvrir neuf magasins Carrefour City dans les aéroports de Roissy et d’Orly

Carrefour City s’installe pour huit ans dans les aéroports de ...

Contrat de franchise miniature video
Qu’est-ce qu’un contrat de franchise ? LE GUIDE

...

façade du magasin king jouet avec parking et vitrine moderne
« C’est le grand-père de mon grand-père qui l’a lancée » : l’enseigne familiale King Jouet n’a jamais réalisé un tel chiffre d’affaires

Entreprise familiale française depuis 1875, King Jouet a doublé son ...

miniature ouvrir une franchise
Comment ouvrir une Franchise ? Le Guide de A à Z

...

façade du magasin gifi et vitrine décorée
Gifi devra s’expliquer sur sa trésorerie devant ses salariés : le CSE lance un droit d’alerte économique

Les représentants du personnel de Gifi ont voté le 6 ...

façade Élégante de maison lissac 1919 à paris
L’opticien Lissac devient Maison Lissac 1919 et transforme ses magasins en maisons de famille, à commencer par Paris

Après plus d’un siècle sous le même nom, l’opticien Lissac ...

façade lumineuse de la boutique aroma zone
Aroma-Zone ouvre ce vendredi 9 octobre 2026 à Annecy, au centre commercial Courier, sa première boutique de Haute-Savoie

Aroma-Zone ouvre ce vendredi 9 octobre 2026 sa première boutique ...

salle de sport moderne, musculation et haltères
Le fonds américain Providence, propriétaire de VivaGym, s’apprête à racheter Fitness Park et ses plus de 300 clubs en France

Le fonds américain Providence Equity Partners, déjà propriétaire de la ...