Le 4 septembre, La Cage ouvrira un restaurant de 210 places rue Kensington High, à Londres. Le Groupe Grandio, qui exploite 60 restaurants et emploie 4 300 personnes depuis Boucherville, en Montérégie, veut répliquer ce nouveau concept ailleurs en Europe et dans le reste du Canada, un marché où la bannière québécoise reste absente.
La bannière n’en est pas à sa première sortie du Québec. La Cage – Brasserie sportive exploite déjà deux établissements en France, à Bordeaux et à Aix-en-Provence, le second ouvert en juin 2026 selon le Groupe Grandio. Londres change toutefois d’échelle : c’est le premier marché anglophone de l’enseigne, et le concept y a été retravaillé pour une clientèle qui regarde du sport à toute heure du jour. Le groupe québécois dirigé par Jean Bédard réunit aussi Chez Lionel, IRU Izakaya, Moishes, Gibbys et Niji sushi.
210 places à Kensington, à quelques pas du stade de Chelsea
Le restaurant LaCage Montréal Sports Brasserie occupe deux étages. L’étage inférieur est coupé en deux salles, l’une consacrée aux parties de Chelsea, l’autre à celles de Tottenham, pour créer deux ambiances distinctes. Le menu conserve les ailes et le maïs soufflé, ajoute le Sunday Roast britannique et sert des déjeuners, une décision assumée par le groupe pour capter les amateurs de Formule 1 dès le matin. Les milliers d’expatriés canadiens installés dans la capitale britannique pourront aussi y suivre les parties de hockey diffusées en après-midi, heure du Québec.
Deux autres adresses londoniennes, puis le reste du Canada
Le groupe prévoit déjà deux autres restaurants à Londres. Surtout, c’est le concept londonien, et non la formule québécoise, qui servira de gabarit à la suite : Jean Bédard cible les villes canadiennes dotées d’une équipe de la Ligue nationale de hockey, soit Toronto, Calgary, Edmonton, Vancouver et Ottawa. Montréal recevra la nouvelle version en 2027. Le virage est notable pour un dirigeant qui a longtemps jugé que la bannière ne s’exporterait pas hors du Québec, et qui parle aujourd’hui de son dernier grand mouvement à la tête du groupe.
Un 37e établissement au Québec pendant la sortie de la province
Le développement international n’arrête pas le maillage québécois. Le Groupe Grandio annonce sur son site un 37e établissement de La Cage au Québec, à Blainville, dans les Laurentides, pour l’été 2026. Un point mérite d’être précisé pour les candidats : ni La Presse ni le groupe n’indiquent le montage retenu pour le restaurant londonien, corporatif ou franchisé. Tant que cette information n’est pas publiée par le franchiseur, l’ouverture se décrit comme celle d’un établissement du réseau, sans qualification du modèle.
Ce que la sortie de La Cage signale aux candidats québécois
Pour un candidat franchisé souhaitant ouvrir un bar, l’intérêt de ce dossier tient moins à Londres qu’à ce qui suivra. Un réseau québécois qui valide un concept à l’étranger revient rarement les mains vides : le format testé à Kensington doit être répliqué dans cinq marchés canadiens et à Montréal. Trois signaux méritent d’être suivis d’ici la fin de 2026 : l’ouverture du 4 septembre, la confirmation des deux autres adresses londoniennes, et surtout la manière dont le Groupe Grandio choisira de développer ce concept au Canada anglais, en propre ou avec des partenaires.
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