Smyths Toys ouvrira son premier magasin belge le 15 octobre, au retail park City Nord de Gosselies, dans la commune de Charleroi. Le distributeur de jouets irlandais s’installe dans un parc commercial où King Jouet est déjà présent, après avoir créé une société belge et lancé discrètement sa boutique en ligne fin août.
La date d’ouverture est fixée au 15 octobre, ressort-il du site du parc commercial City Nord, information relayée lundi par la plateforme professionnelle RetailDetail. Le lieu, lui, était connu depuis l’été : le retail park de Gosselies, section de la commune de Charleroi, en province de Hainaut. Le groupe irlandais y ouvrira son premier point de vente physique en Belgique, après plusieurs mois d’installation menée sans annonce publique.
Une société belge, un site minimal, puis une date
La séquence dit beaucoup de la méthode. Smyths Toys a d’abord constitué une société belge plus tôt cette année, sans communiqué. Un site belge très sommaire et une page Facebook ont suivi. La boutique en ligne belge est accessible depuis la fin du mois d’août, accompagnée d’une promotion de lancement qui a couru jusqu’au 6 septembre. La date du magasin physique n’arrive qu’ensuite, et par la voix du bailleur plutôt que par celle de l’enseigne.
King Jouet et DreamLand en première ligne, dans un parc déjà dense
Le choix du site est frontal : King Jouet exploite déjà un magasin à City Nord, dans le même parc, aux côtés de Kiabi, Maisons du Monde, Tom & Co, Krëfel ou C&A. RetailDetail cite King Jouet et DreamLand comme les deux enseignes les plus exposées à cette arrivée. La recette de l’irlandais est connue sur ses autres marchés : de grandes surfaces, un assortiment très large et une politique de prix bas assumée.
Sept marchés européens avant la Belgique, tous développés en propre
L’enseigne est l’un des premiers distributeurs de jouets d’Europe. Elle est fortement implantée au Royaume-Uni et en Irlande, et présente en Allemagne, en France, en Autriche et en Suisse. Elle est arrivée aux Pays-Bas en 2023, où elle compte aujourd’hui huit magasins. Pour un candidat belge, la piste s’arrête là : aucune offre de franchise n’est publiée à notre connaissance, et l’enseigne ne figure pas parmi les membres effectifs de la Fédération Belge de la Franchise (FBF).
Bon à savoir
L’arrivée d’une enseigne étrangère en gestion propre n’est pas une non-information pour un candidat franchisé. Elle déplace la concurrence locale, modifie la valeur des cellules commerciales du parc concerné et pèse sur les prévisions de chiffre d’affaires des réseaux voisins du même secteur.
Le rythme néerlandais donne la mesure de ce qui peut suivre
Le groupe n’a publié aucun plan de développement belge, ni objectif de parc, ni calendrier au-delà du 15 octobre. Son précédent néerlandais fournit pourtant un ordre de grandeur : huit magasins en une petite trentaine de mois. Deux signaux à surveiller cet automne, l’immatriculation d’une deuxième unité d’établissement à la Banque-Carrefour des Entreprises, et le premier bail signé côté flamand. Le bassin carolo, choisi en premier, sera le juge de paix du format.











