Belchicken rouvre son restaurant d’Asse, dans le Brabant flamand, le vendredi 2 octobre, sous la conduite d’un nouveau franchisé. Pour un candidat belge, la reprise d’une unité déjà implantée reste une porte d’entrée aussi crédible que la création, avec un fonds de commerce, une équipe et une clientèle déjà en place.
Le restaurant Belchicken de la Steenweg, à Asse, rouvre ses portes le vendredi 2 octobre, annonce le portail Franchising Belgium, édité par la Fédération Belge de la Franchise (FBF). L’établissement change de main et passe sous la responsabilité d’un nouveau franchisé, qui reprend la carte complète de l’enseigne. Née en 2016, La chaîne de fast-food en franchise depuis 2019, a multiplié les implantations en 2026, de Mouscron à Schaerbeek en passant par Uccle et Merksem.
Une reprise d’unité, pas une création, à Asse
Le point de vente de la Steenweg 48 n’est pas une nouvelle adresse. Il redémarre après une interruption, avec une équipe et un exploitant renouvelés. « Je suis vraiment heureux de pouvoir reprendre ce restaurant et d’en refaire un endroit qui vit », explique le nouveau franchisé de Belchicken Asse, cité par le portail de la FBF.
Le discours porte sur l’exécution plus que sur le concept : rapidité du service, propreté de la salle, accueil. C’est le registre classique d’une reprise, où la marque est connue et où le travail consiste à regagner une clientèle qui avait pris d’autres habitudes.
48 restaurants franchisés et un investissement annoncé à 450.000 euros
restaurants franchisés revendiqués par Belchicken en Belgique, selon la fiche réseau publiée par le portail Franchising Belgium.

Les conditions d’entrée publiées par l’enseigne situent le droit d’entrée à 30.000 euros et l’apport personnel à partir de 80.000 euros, pour un investissement global annoncé entre 450.000 et 550.000 euros. La redevance se compose de 3 % de royalties et de 1 % de contribution marketing. Ces montants sont ceux communiqués par le franchiseur, non recoupés par une source indépendante : ils valent pour une création et se négocient différemment sur une reprise, où le repreneur rachète un fonds plutôt qu’il ne finance des travaux.
Bon à savoir
Reprendre une unité franchisée existante suppose deux accords : celui du cédant sur le prix du fonds, et l’agrément du franchiseur sur le profil du repreneur. Le document d’information particulier (DIP) reste dû au moins un mois avant la signature, conformément au Livre X du Code de droit économique.
Le réseau densifie la périphérie bruxelloise
Asse se situe à une quinzaine de kilomètres du centre de Bruxelles, sur l’axe vers Alost. L’implantation complète un maillage qui s’est resserré autour de la capitale : Kraainem, Ruisbroek, Uccle, Schaerbeek. Le réseau joue ici la densité périurbaine plutôt que l’hypercentre.
Membre effectif de la Fédération Belge de la Franchise (FBF), Belchicken figure parmi les rares enseignes horeca d’origine belge à avoir bâti un réseau de cette taille en six ans. Le format, du poulet frit vendu à emporter comme en salle, reste peu représenté chez les franchiseurs nationaux face aux marques internationales.
Les reprises, angle mort du marché francophone
La franchise belge reste géographiquement déséquilibrée. Selon l’étude quantitative FBF et GeoConsulting 2022, la Flandre concentre 52,9 % des points de vente franchisés, contre 34,7 % pour la Wallonie et 12,5 % pour Bruxelles, sur un total de 9.460 unités.
Le cas d’Asse rappelle que la croissance d’un réseau ne passe pas seulement par des créations. Chaque cession mal préparée coûte un point de vente, chaque reprise réussie en sauve un. Pour un candidat francophone qui surveille les ouvertures, la vraie question des prochains mois sera de savoir combien d’unités Belchicken changeront de mains en Wallonie et à Bruxelles, et à quel prix.











