La part de marché cumulée de Colruyt, Okay et Spar est tombée à 28,3 % sur les cinq premiers mois de l’exercice 2026/27, contre 28,5 % sur l’ensemble de 2025/26, a communiqué Colruyt Group, rapporte jeudi le média spécialisé RetailDetail BE. Le recul se poursuit en Belgique, sans retournement en vue.
Le groupe de distribution Colruyt Group réunit les enseignes Colruyt Laagste Prijzen, Okay et Bio-Planet, ainsi que le réseau Spar, dont le franchiseur est Retail Partners Colruyt Group. Sur les trois bannières prises en compte, la part de marché glisse de 0,2 point par rapport à l’exercice précédent. Le groupe prévoit un second semestre plus difficile et un résultat d’exploitation légèrement inférieur à celui de l’an dernier, sur fond de coûts qui augmentent plus vite que les revenus. Le média spécialisé RetailDetail BE ne voit aucun signe de redressement à ce stade.
Colruyt Laagste Prijzen concentre le recul, Okay repart avec ses dimanches matin
Le repli vient surtout de l’enseigne amirale, Colruyt Laagste Prijzen, qui pèse l’essentiel des ventes du groupe. Okay, au contraire, redresse la barre depuis le lancement de ses ouvertures du dimanche matin, début 2026.
Bio-Planet progresse modestement et conserve sa place de numéro un belge du bio spécialisé. Les services en ligne Collect&Go et Foodbag croissent au rythme du commerce électronique.
La concurrence accusée d’élargir dimanches et horaires
Colruyt Group attribue sa perte de terrain à l’extension des ouvertures dominicales, au prolongement des horaires et à la disparition des jours de repos obligatoires chez ses concurrents. Le groupe estime que les ouvertures du dimanche ne sont pas rentables pour ses grands supermarchés.
Le fossé se creuse donc entre acteurs qui ouvrent plus longtemps et réseaux qui renoncent à suivre la cadence, une question qui concerne aussi les commerçants indépendants sous enseigne.
Le sujet touche aussi la franchise alimentaire : selon l’étude FBF et GeoConsulting de 2022, la Belgique compte 9.460 points de vente franchisés, soit 27,1 % des magasins sous enseigne. Les décisions d’horaires des grands groupes se répercutent donc sur un large tissu d’exploitants sous contrat.
Un appel à un cadre uniforme pour le commerce
Le groupe plaide pour des règles identiques pour tous les acteurs du commerce, afin d’éviter que les écarts entre commissions paritaires ne faussent la concurrence.
La citation, d’origine néerlandaise, est traduite par la rédaction. Le débat sur les horaires et la flexibilité reste ouvert entre grande distribution intégrée et commerces indépendants.
Un second semestre sous surveillance pour le groupe et son réseau Spar
Les prochains chiffres diront si l’érosion se poursuit ou si les initiatives d’Okay et de Bio-Planet suffisent à la compenser. Le groupe prévoit un résultat d’exploitation légèrement en baisse sur l’ensemble de l’exercice 2026/27.
À suivre aussi : la position du groupe dans le débat réglementaire sur les ouvertures dominicales, et ses répercussions éventuelles sur les exploitants du réseau Spar.











