L’enseigne française d’épicerie fine et de chocolaterie Le Comptoir de Mathilde ouvre ce jeudi 10 septembre une boutique au Bruul 32, à Malines, en province d’Anvers. Le point de vente est exploité par le franchisé Flavour Tree et porte à douze le parc belge du réseau, présent dans les trois Régions du pays.
Le Comptoir de Mathilde inaugurera jeudi une boutique au Bruul 32, principale artère commerçante de Malines, annonçait fin août le média économique régional Made in. L’exploitation est confiée au franchisé Flavour Tree, précise la télévision régionale RTV. Créée en 2007 par Richard Fournier, fils et petit-fils de chocolatier, l’enseigne née dans la Drôme provençale revendique plus de 150 boutiques en France. Elle vient d’ouvrir à Anvers, début juillet.
Chocolat Callebaut et 25 pâtes à tartiner au Bruul 32
L’assortiment repose sur plus de 600 références, fabriquées pour l’essentiel dans les ateliers de la maison : 25 pâtes à tartiner, du chocolat à casser, des perles de chocolat, complétés par des spécialités provençales, tapenades, moutardes et terrines. Le chocolat travaillé est belge, du Callebaut, mis en oeuvre selon les recettes françaises du réseau. Les cinq cents premiers clients payants recevront un cadeau à l’ouverture.
Le concept mise sur la mise en scène plus que sur la surface : mobilier en bois de récupération, décors peints à la main, dégustation systématique avant l’achat. Un modèle qui tient sur de petits formats, la boutique d’Ottignies-Louvain-la-Neuve ne dépassant pas 55 m².
Un réseau en franchise qui ouvre une vingtaine de points de vente par an
Le montage est bien une franchise, et l’enseigne l’assume sur son propre site de recrutement : équipe dédiée au développement, accompagnement à l’ouverture, suivi commercial de proximité et formation portant sur la culture de la maison, les produits et les techniques de vente. Le réseau dit ouvrir en moyenne une vingtaine de points de vente par an, tous pays confondus, et se présente comme élu Meilleure Franchise de l’Année 2026 sur la base des votes de plus de 1,2 million de consommateurs.
Bon à savoir
Le franchiseur est français, mais cela ne change rien aux droits du candidat belge. Dès lors que le bénéficiaire exerce principalement en Belgique, la phase précontractuelle relève du droit belge et des tribunaux belges (article X.33 du Code de droit économique). Le document d’information particulier (DIP) et le projet de contrat doivent être remis au moins un mois avant la signature, sans qu’aucune somme puisse être exigée pendant ce délai.
Cinq boutiques en Wallonie, cinq en Flandre, une à Bruxelles
Le localisateur officiel de l’enseigne recensait onze boutiques belges avant Malines. Côté wallon, trois adresses se concentrent à Liège seule, au Passage Lemonnier, au centre commercial Belle-Île et à Rocourt, complétées par Charleroi, au centre commercial Ville 2, et par Ottignies-Louvain-la-Neuve. Côté flamand : Bruges, Saint-Nicolas, Genk, Louvain et Anvers. S’y ajoute une boutique bruxelloise, rue au Beurre.
Cet équilibre mérite d’être relevé. La franchise belge reste très concentrée en Flandre, qui rassemble plus de la moitié des points de vente sous enseigne selon la Fédération Belge de la Franchise (FBF). Ici, le réseau pèse autant au nord qu’au sud, avec un ancrage liégeois inhabituellement dense. Malines fera basculer le décompte flamand à six.
Le nombre de boutiques Le Comptoir de Mathilde en Belgique après l’ouverture de Malines, contre cinq en juin 2025 selon le portail Franchise.be.

Le parc belge a plus que doublé en quinze mois
La cadence s’est nettement accélérée. En juin 2025, le portail Franchise.be présentait Ottignies-Louvain-la-Neuve comme la cinquième ouverture du pays, quelques semaines après Liège. Quinze mois plus tard, le localisateur en compte onze, et Malines fera la douzième. Sur le seul été 2026, Anvers puis Malines se suivent à dix semaines d’intervalle.
Pour un candidat à la franchise dans le secteur alimentaire, la question utile porte désormais sur les zones encore libres. Le Hainaut n’est couvert qu’à Charleroi, le Brabant flamand qu’à Louvain, et la province de Namur reste absente du localisateur. Reste à savoir jusqu’où l’enseigne densifiera avant de refermer ses zones, un arbitrage classique quand un réseau étranger passe le cap de la dizaine d’unités dans un pays.











