Comment savoir si une franchise est rentable ?

3 juin 2022
Categories : Des jetons pour illustrer le concept de franchise rentable.

C’est quoi une franchise rentable ? Avant d’ouvrir une franchise il est important de savoir si le concept est rentable. Plusieurs indicateurs sont à prendre en compte dans l’objectif d’obtenir un retour sur investissement rapide et de pouvoir se développer.


La franchise tient bon et a montré sa solidité en 2021 avec un chiffre d’affaires à 68,8 milliards d’euros. Soit une hausse de 7,7 % par rapport à 2020 et même de 1,2 % en comparaison à 2019. « La franchise existe en France depuis plus de 50 ans. C’est un modèle dynamique et pertinent », indique Véronique Discours-Buhot, déléguée générale de la Fédération française de la franchise. 

D’autant qu’en moyenne le revenu des franchisés atteint entre 30 000 et 39 000 euros. Parfois davantage. Si bien que chaque année, les candidats à la franchise sont nombreux.

Encore faut-il trouver un concept qui générera un chiffre d’affaires suffisant et une rentabilité intéressante. Le but étant d’observer un retour sur investissement au bout de quelques années (cinq ans en moyenne).

 En 2022, l’alimentaire, l’équipement de la maison ou encore la restauration rapide s’inscrivent comme des valeurs refuges et durables. 

Comment savoir si une franchise est rentable ?

Une franchise est rentable dès que le résultat net de l’entreprise est supérieur aux moyens de départ investis dans le projet. Il faut déduire toutes les charges comme le loyer, la redevance, les salaires, la rémunération du dirigeant, etc. pour le connaître. Ce résultat net représente en moyenne (avant impôts) entre 5 et 15 % du chiffre d’affaires de la franchise. Il doit même être bien supérieur pour des entreprises qui réalisent des plus petits chiffres d’affaires.

Dès lors, avant de s’engager et de signer avec une enseigne, il est nécessaire de réunir plusieurs informations. Elles permettront de savoir si le concept de franchise est rentable, s’il est possible d’en tirer un salaire et d’en dégager des bénéfices. 

Chercher des données essentielles avant de se lancer

Des informations qu’un franchiseur peut communiquer – mais c’est plutôt rare. Il faut donc les obtenir en examinant sérieusement la notoriété du franchiseur. Pour cela, il convient de comparer le nombre d’ouvertures et de fermetures, pour en déduire un taux de turn over. S’il est supérieur à 10 %, la vigilance est de mise.

Il est aussi recommandé d’étudier si les franchisés du réseau disposent de plusieurs points de vente. Signe que ces derniers gagnent de l’argent et qu’ils le réinjectent pour se développer.

Par ailleurs, il est utile de lire les bilans et les comptes de résultat des entreprises du réseau. Ces documents peuvent être trouvés sur des sites comme societe.com ou infogreffe.

Enfin, il demeure important de choisir le concept de la franchise en fonction des capacités de financement prévues. Un point qui se révèlera déterminant dans la constitution du business plan et permettra d’avoir une perspective sur les objectifs visés.

Quelles sont les secteurs les plus rentables du moment ?

Parmi les réseaux de franchises qui marchent le mieux, certaines caracolent en tête des enseignes les plus rentables plusieurs années de suite. Preuve, une nouvelle fois de la solidité, de leur concept et de leur réseau. 

O’Tacos, Nabab, Pomme de pain, Paul, Prêt-à-manger ou encore Domino’s Pizza dominent le secteur de la restauration rapide. Quand King Marcel, Memphis Coffe ou Del Arte, s’imposent sur celui de la restauration à thème. Envia Cuisines, Self Tissus, Illico Travaux ou Carré blanc, quant à elles représentent le secteur de l’équipement de la maison. 

D’autres enseignes sur des secteurs d’activité en croissance tirent leur épingle du jeu avec de faibles apports personnels. C’est le cas des cigarettes électroniques : Le Petit Fumeur ou Happesmoke. Ces enseignes demandent chacune 15 000 euros d’apport personnel. Le marché du vrac, représenté par des enseigne comme Mamie Mesure, est lui aussi porteur.

Enfin, dans le secteur du service à la personne Dom et Vie, tire son épingle du jeu. Spécialisée dans l’aménagement PMR, l’enseigne demande un apport de 30 000 euros d’apport.

Écrit par Romain Charbonnier

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