«Plus la marque est connue, plus la transmission est facile»

22 mars 2023
Categories : Romuald Vaur, Franchisé les Menus Services

Romuald Vaur est franchisé du réseau de portage de repas à domicile les Menus services à Versailles où il couvre une partie des Yvelines avec cinq salariés. Il s’est lancé en mars 2018, après 20 ans passés dans l’industrie. Interview.


Issu du secteur industriel, Romuald Vaur a toujours eu l’envie d’entreprendre et d’être autonome. Il s’est rapproché des chambres de commerce et de l’industrie pour étudier des projets de reprise d’entreprise.

Romuald Vaur : La franchise présente l’avantage de proposer des modèles économiques qui ont été testés et éprouvés. Ce système permet de s’engager de manière très transparente, avec la possibilité de rencontrer des franchisés déjà installés pour échanger sur les bonnes pratiques et les difficultés qu’ils ont pu rencontrer. Cela permet de se rassurer et de lever les éventuels points bloquants. Même si le challenge reste le même : il faut oser entreprendre, mais dans un cadre connu avec du soutien en cas de besoin.

Romuald Vaur : Je souhaitais changer de domaine d’activité. J’ai eu envie de rejoindre une économie bienveillante avec le sentiment d’être utile et de rendre service. Cela fait partie des questions existentielles que l’on se pose lorsque l’on a 45 ans. Les Menus services, qui participent au maintien à domicile de personnes en difficulté, me permettaient de donner du sens à ma vie professionnelle.

Lorsque l’on évoque les services à domicile, on pense spontanément au métier d’auxiliaire de vie ou de soin à domicile, et moins à la livraison de repas. Les franchisés du réseau travaillent avec les cuisines qui sont implantées en région pour réfléchir aux recettes et élaborer les menus. Il faut être capable de s’adapter et d’avoir plusieurs lignes de production pour faire du cas par cas et répondre aux besoins de chacun.

En outre, les fondateurs du réseau sont toujours aux manettes de l’entreprise. J’ai donc pu avoir un contact direct, constructif et humain avec eux, ce qui m’a inspiré confiance. J’ai par ailleurs apprécié leur vision stratégique et leur expérience terrain et le fait de pouvoir accéder aux chiffres du réseau.

Romuald Vaur : Entre le premier rendez-vous avec le réseau et la signature de l’emprunt bancaire, il s’est écoulé huit mois. Au départ, lorsque je m’étais tourné vers les Menus services, j’étais parti pour créer une agence à Montpellier. Mais l’enseigne m’a proposé de reprendre la succursale qu’elle avait créée à Versailles dans les Yvelines, j’ai donc étudié les deux business plans et rapidement vu que le fait de partir d’une agence existante permettait de gagner trois à quatre années de développement. En quatre ans j’ai réussi à doubler le chiffre d’affaires de l’agence en retravaillant les équipes et les process et en multipliant les démarches commerciales et les sollicitations auprès de multiples prescripteurs.

Romuald Vaur : Je suis installé dans le centre-ville de Versailles dans un local de 120 m² doté d’une chambre froide et d’un parking pour les véhicules de mes collaborateurs. Si je dois être présent au quotidien pour gérer les équipes, développer l’activité et fidéliser les clients, j’apprécie particulièrement mon autonomie au quotidien dans l’organisation de mon emploi du temps et dans mon management. Je gère le développement commercial et je suis le seul responsable des résultats commerciaux de l’entreprise, mais dans le cadre organisé et structuré d’une franchise. Je dispose ainsi de toute la flexibilité pour trouver les meilleures solutions pour développer le chiffre d’affaires.

C’est de l’entrepreneuriat dans le cadre d’un contrat collectif, avec des règles à respecter : nous n’avons pas une autonomie complète sur le devenir stratégique et commercial de notre entreprise. En outre, les franchisés sont partie prenante et apportent leur expérience terrain au réseau : j’échange ainsi en permanence avec la tête de réseau sur de multiples sujets comme la gestion de l’inflation, sur des recettes de cuisine ou le marketing.

Être à la tête d’une TPE dans un réseau de franchise permet d’éviter la solitude de l’entrepreneur grâce aux réunions, séminaires et aux échanges avec d’autres entrepreneurs. Par ailleurs, la transmission d’une TPE est toujours une question délicate. Dans le cadre d’une franchise, la valorisation de l’entreprise étant connue, la reprise est facilitée. Des candidats m’ont déjà contacté à plusieurs reprises, ce qui est rassurant pour l’avenir. Enfin, l’organisation de la transmission ne revient pas seulement au franchisé : le réseau a des contacts réguliers avec des candidats. Au final, plus la marque est connue, plus la transmission sera facilitée.

Romuald Vaur : Dans mon activité professionnelle précédente, les contrats courraient sur plusieurs années. Ces engagements commerciaux assuraient une pérennité de l’activité. Là, il y a une certaine fragilité, avec à tout moment une perte de clientèle causée par un déménagement, un placement en Ehpad, une hospitalisation ou un décès et qui n’est pas liée à la qualité de nos prestations. Afin de conserver le même volume d’activité, il faut donc garder de l’énergie pour renouveler la clientèle. C’est un challenge au quotidien et une nouvelle approche commerciale.

Romuald Vaur : Démarrez doucement et ne cherchez pas à vous structurer dès le départ. Il faut faire soi-même au début pour bien maîtriser l’activité et se structurer au fur et à mesure. Pour ma part, j’ai embauché seulement au bout de trois ans et demi une assistante pour me seconder.

Écrit par Charlotte de Saintignon

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