Le Proxy Delhaize de Lichtervelde, en province de Flandre-Occidentale, a changé de mains cet été. Emiel Bruggeman et Billy Deprez, deux exploitants formés chez Delhaize, ont repris le magasin de 1.000 m², refait l’assortiment et fêtent la réouverture les 5 et 6 septembre.
Le Proxy Delhaize de la Weststraat 10, à Lichtervelde, a reçu de nouveaux exploitants pendant l’été, indique jeudi la salle de presse de l’enseigne belge de supermarchés Delhaize. Emiel Bruggeman et Billy Deprez ont depuis remis le magasin à niveau et entièrement renouvelé son assortiment. Le point de vente développe 1.000 m² de surface de vente pour environ 9.500 références, dans une commune rurale de l’arrondissement de Roulers, en Région flamande.
Deux exploitants formés en interne, une reprise plutôt qu’une création
Les deux repreneurs ne viennent pas d’un autre secteur. Emiel Bruggeman et Billy Deprez ont plusieurs années d’expérience à l’intérieur du groupe Delhaize, ce qui raccourcit sensiblement la phase d’apprentissage. Depuis la reprise, ils ont retravaillé l’offre pour la caler sur les habitudes des clients de Lichtervelde et des communes voisines.
Sept jours sur sept de 8h à 19h30, l’argument commercial du format
Le magasin ouvre du lundi au dimanche de 8h à 19h30, jours fériés compris. Dans une commune rurale, cette amplitude est un différenciateur plus solide que le prix : elle capte les courses de dépannage que les grandes surfaces des zonings voisins laissent passer.
Le reste de l’équipement suit la même logique de proximité. L’offre de frais s’appuie notamment sur les Buurtslagers et sur la boulangerie CRU, avec pistolets, couques et baguettes levés et cuits sur place. Les clients disposent de 60 places de parking, de trois caisses et de deux quickscans. Des produits locaux ont été intégrés à l’assortiment.
Proxy, l’une des trois formules Delhaize ouvertes aux candidats
Pour un candidat à la franchise belge, le dossier est instructif. Delhaize ouvre trois formules aux repreneurs : Proxy Delhaize, AD Delhaize et Shop & Go Delhaize. Le parcours annoncé tient en quatre étapes : candidature, évaluation du profil, entrée dans le portefeuille de candidats, puis une formation d’au moins quatre semaines avant l’ouverture ou la reprise.
Le vocabulaire, lui, flotte. Le communiqué de Lichtervelde parle uniquement d’exploitants, quand les pages destinées aux candidats emploient indistinctement franchise, franchisé, affilié, exploitant indépendant et partenaire. Ce flottement n’a aucun effet juridique.
Bon à savoir
Le régime légal ne dépend pas du nom du contrat. Dès qu’un réseau octroie une enseigne commune, un nom commercial commun, un savoir-faire ou une assistance, il tombe sous le Titre 2 du Livre X du Code de droit économique (article I.11, 2°). Le candidat reçoit alors le projet de contrat et le document d’information particulier au moins un mois avant la signature, sans qu’aucune somme puisse être exigée pendant ce délai (article X.27).
La reprise, une porte d’entrée moins visible que l’ouverture
Un dossier comme celui de Lichtervelde rappelle que le marché belge se joue autant sur les transmissions que sur les créations. Reprendre un magasin existant, c’est hériter d’un chiffre d’affaires, d’une équipe et d’une clientèle, mais aussi d’un bail et d’un état de matériel qu’il faut auditer avant de signer.
Le week-end des 5 et 6 septembre servira de test grandeur nature, avec dégustations, animations et une attention offerte aux 250 premiers clients chacun des deux jours. Reste une donnée que l’enseigne ne met pas à jour : son dossier de presse annonce toujours 824 magasins en Belgique et au Luxembourg, un chiffre arrêté en janvier 2023. La répartition actuelle entre gestion propre et exploitants indépendants n’est donc pas publique.











