L’enseigne belge de poulet frit Belchicken ouvre ce mercredi 26 août son restaurant de Mouscron, en province de Hainaut, deux jours après avoir annoncé une nouvelle adresse à Schaerbeek, en Région bruxelloise. Le réseau revendique 48 franchises en Belgique et fait désormais reposer sa croissance sur ses franchisés déjà installés.
Le restaurant de Mouscron ouvre ce mercredi 26 août au Parc Commercial, rue Père Damien 4, avec le franchisé Fabrice Tripier aux commandes, annonçait mi-août le portail Franchising Belgium, édité par la Fédération Belge de la Franchise (FBF). Créée en 2016 et passée à la franchise en 2019, l’enseigne compte 48 franchises en Belgique et neuf implantations à l’étranger, dont l’Allemagne, les Pays-Bas, la France et l’Italie. Son chiffre d’affaires moyen par restaurant atteint 1.200.000 euros après deux ans d’exploitation.
Deux adresses annoncées en moins de deux semaines, à Mouscron et à Schaerbeek
Le 24 août, le réseau confirmait l’arrivée d’un restaurant dans le quartier Helmet, à Schaerbeek. Deux jours plus tard, c’est le comptoir mouscronnois qui lève le rideau. Les deux implantations obéissent à la même logique de maillage : une commune bruxelloise densément peuplée d’un côté, un parc commercial hennuyer aux portes de la frontière française de l’autre.
Le format recherché reste stable : au minimum 200 m² et un emplacement central à fort trafic. C’est ce gabarit qui éloigne le concept du snack de quartier.
Une franchisée bruxelloise exploite déjà quatre restaurants
La trajectoire mise en avant par l’enseigne est celle de sa franchisée Sevgi, qui exploite les établissements des Docks, d’Ixelles, de Liège et d’Uccle. En juillet, le réseau annonçait un cinquième point de vente en préparation pour cette même franchisée, à Schaerbeek. Un autre profil est régulièrement cité : celui de Mazhar, gérant devenu franchisé à Jette, où l’enseigne a ouvert son premier restaurant avec service au volant.
« Chez Belchicken, nous croyons en la croissance avec des entrepreneurs engagés », explique Fevzi Yildirim, CEO de Belchicken, dans les colonnes du magazine professionnel Gondola Food Service. Le multi-unités présente un double avantage pour un franchiseur : un exploitant déjà formé et un risque d’implantation mieux maîtrisé.
30.000 euros de droit d’entrée et un investissement de 450.000 à 550.000 euros
Les conditions publiées par l’enseigne situent le projet dans le haut du panier de la restauration rapide belge : droit d’entrée de 30.000 euros, fonds propres souhaités à partir de 80.000 euros, investissement total de 450.000 à 550.000 euros, redevance de 3 % assortie d’une participation marketing de 1 %, pour un contrat de neuf ans.
Bon à savoir
Le droit d’entrée n’est pas la norme belge. Selon l’étude quantitative FBF et GeoConsulting de 2017, 18 % seulement des franchiseurs belges en facturent un. Une enseigne qui en demande 30.000 euros se place donc dans une minorité de réseaux, ce qui justifie d’examiner de près la contrepartie en formation, en recherche d’emplacement et en accompagnement bancaire.
Bruxelles et le Hainaut, deux cibles d’un marché francophone sous-équipé
Ces deux ouvertures tombent dans les deux Régions francophones, à contre-courant de la géographie de la franchise belge. Selon l’étude quantitative FBF et GeoConsulting de 2022, la Flandre concentre 52,9 % des points de vente franchisés, contre 34,7 % pour la Wallonie et 12,5 % pour Bruxelles.
La part wallonne et bruxelloise des points de vente franchisés
La Flandre pèse 52,9 % des magasins franchisés du pays, alors que la demande de candidats est presque équilibrée entre les deux communautés linguistiques. (Source : étude quantitative FBF et GeoConsulting, 2022)
Côté demande, le décalage est net : sur les 4.359 candidatures qualifiées enregistrées en 2024 par le principal portail belge, 2.138 venaient de francophones, soit 49 %.
Le prochain test se joue aux Pays-Bas et sur le rythme d’ouverture
L’enseigne a franchi la frontière néerlandaise avec un restaurant à Maastricht, porté par un partenaire en master franchise venu d’Alost, et une deuxième adresse est annoncée à Rotterdam. Reste à voir si ce développement à l’étranger ralentit le recrutement au sud du pays ou s’il le nourrit. Deux indicateurs à suivre d’ici la fin de l’année : le rythme d’ouvertures dans les deux Régions francophones et le nombre de franchisés qui basculent, comme Sevgi, dans le multi-sites.











