Le magasin Mertens, plus ancienne boutique familiale de chaussures de Belgique, fermera ses portes fin juin 2027 à Louvain, dans le Brabant flamand, après 299 ans d’activité. Isabelle Mertens et Erik Meulemans, les exploitants actuels, n’ont pas trouvé de repreneur dans la famille, mais la cellule commerciale de la Mechelsestraat a déjà trouvé preneur.
Fondé en 1728, Mertens a traversé trois siècles de commerce louvaniste depuis la même artère du centre-ville. Le magasin s’est transmis de génération en génération jusqu’à Isabelle Mertens et Erik Meulemans, aujourd’hui âgés de 61 et 62 ans. Aucun héritier ne reprend l’enseigne familiale, un scénario de plus en plus fréquent dans le commerce indépendant belge de la chaussure, confronté à la concurrence des grandes chaînes, du commerce en ligne et de plateformes de seconde main. La fermeture est programmée pour la fin du mois de juin 2027.
D'activité continue dans la même famille
Mertens a ouvert en 1728 dans la Mechelsestraat, à Louvain. La boutique reste, jusqu’à sa fermeture prévue en 2027, la plus ancienne enseigne familiale de chaussures de Belgique encore en activité. (Source : RetailDetail, 2026)
Une page de 299 ans qui se referme à Louvain
Mertens fermera fin juin 2027, rapportait mercredi le site spécialisé retail belge RetailDetail. La date marque l’aboutissement d’une histoire commerciale entamée en 1728 dans la Mechelsestraat, l’une des artères commerçantes du centre historique louvaniste. Isabelle Mertens et Erik Meulemans, respectivement âgés de 61 et 62 ans, dirigent aujourd’hui le magasin sans successeur familial pour prendre la relève. « Nous ne savons vraiment pas combien de temps vous pourrez porter nos chaussures, nous n’existons que depuis 299 ans », proclame depuis des années le slogan de la maison, un clin d’œil devenu la marque de fabrique de l’enseigne dans le paysage commercial de la ville universitaire.
Une cellule commerciale reprise, pas laissée vide
Contrairement à de nombreuses fermetures de commerces indépendants, l’espace de la Mechelsestraat ne restera pas une cellule commerciale vide. Un repreneur a déjà été identifié pour la suite, mais son identité et son enseigne restent non communiquées à ce stade. La distinction compte pour Louvain, dont le centre-ville, comme d’autres noyaux commerçants flamands et wallons, cherche à limiter la vacance commerciale sur ses artères historiques. Que la relève soit assurée par un commerce indépendant ou par une enseigne organisée en réseau, la question reste ouverte tant que le nom du repreneur n’est pas connu.
Bon à savoir
Une cellule commerciale vide désigne, dans le vocabulaire belge du commerce, un local resté inoccupé après le départ d’un exploitant. Ici, le repreneur ayant déjà été trouvé, la Mechelsestraat évite ce scénario, contrairement à d’autres artères commerçantes belges confrontées à une vacance prolongée.
Le commerce indépendant de la chaussure sous pression en Belgique
La fermeture de Mertens illustre une transition plus large du commerce de détail belge de la chaussure, où les enseignes intégrées et les réseaux sous franchise ou affiliation captent une part croissante des ventes face aux magasins familiaux indépendants. La difficulté de transmission générationnelle, plus que la seule conjoncture économique, explique une partie des fermetures observées dans le secteur ces dernières années. Pour les réseaux de franchise à la recherche d’emplacements en cœur de ville, ces cellules historiques, souvent bien situées et déjà commerciales depuis des décennies, représentent des opportunités d’implantation dans des noyaux commerçants recherchés comme celui de Louvain.
Un repreneur encore anonyme, à suivre d’ici la fermeture
L’identité du repreneur de la Mechelsestraat devrait se préciser dans les prochains mois, à mesure que la fermeture de juin 2027 se rapproche. Isabelle Mertens et Erik Meulemans poursuivent l’exploitation du magasin jusqu’à cette date. Le dossier reste à suivre pour savoir si l’artère gardera un commerce indépendant ou accueillera une enseigne organisée en réseau, un scénario de plus en plus courant lorsqu’un commerce familial belge referme ses portes après plusieurs générations.











