La bannière Bâton Rouge, dont un restaurant classique exige un investissement de 3 à 3,5 millions de dollars, ouvre cette semaine son premier établissement en aéroport, au terminal YHU du MET, à Saint-Hubert, en Montérégie. Avec 159 places et une soixantaine d’employés, la chaîne de MTY y sert aussi, pour la première fois, des déjeuners.
Le terminal YHU de MET, Aéroport métropolitain de Montréal, accueille les voyageurs depuis le 15 juin 2026 dans l’arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil. Ses dirigeants y misent sur une offre de commerces et de restauration entièrement québécoise. L’ouverture du Bâton Rouge, annoncée le 27 octobre, en est la pièce la plus visible.
Un restaurant de 159 places en zone sécurisée
Le restaurant s’installe après le contrôle de sécurité, là où les passagers patientent avant l’embarquement. Il compte 159 places et un bar. Le menu reprend presque à l’identique celui des autres adresses de la chaîne.
L’établissement emploiera une soixantaine de personnes. Pour la bannière, l’intérêt est de toucher sa clientèle à un autre moment. « Ce restaurant nous donne l’occasion de retrouver nos clients dans un autre contexte : au moment où ils entreprennent un voyage », explique Charles Côté, directeur du marketing de Bâton Rouge.
Des déjeuners au menu, une première pour la chaîne
La nouveauté tient à l’horaire. Pour les passagers des premiers vols, Bâton Rouge propose un menu du matin, ce qu’aucun autre restaurant de la chaîne n’offrait jusqu’ici, selon ses dirigeants. On y trouve une omelette aux côtes levées et au cheddar, ainsi que des œufs bénédictine au rôti de côtes de bœuf.
Le choix colle au rythme d’un aéroport régional, où les départs commencent tôt. Côté terminal, la direction voit dans cette arrivée une façon de renforcer l’expérience des voyageurs avant le décollage.
Une bannière franchisée de 30 adresses, de 3 à 3,5 M$ d’investissement
Bâton Rouge recrute des franchisés par l’entremise du Groupe MTY, le franchiseur montréalais coté à la Bourse de Toronto. Sur sa page de recrutement, la bannière annonce 30 emplacements au Québec, en Ontario, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.
Pour un restaurant classique, MTY affiche un investissement de 3 à 3,5 millions de dollars et un capital de départ de 900 000 $ à 1 million de dollars. S’y ajoutent un droit d’entrée de 65 000 $, une redevance de 5 % des ventes brutes, 2 % pour le fonds national de publicité et 1,5 % en publicité locale.
À l’échelle du groupe, 96,5 % des 7 080 établissements étaient franchisés ou exploités sous entente d’exploitation au 30 novembre 2025, selon la notice annuelle de MTY. Le communiqué ne précise toutefois pas si le restaurant de l’aéroport est exploité par un franchisé, par MTY ou par un concessionnaire de l’aérogare.
L’aéroport, un emplacement hors rue à surveiller pour les bannières québécoises
Pour un réseau de restauration à service complet, l’aérogare change les repères habituels. L’achalandage dépend de l’horaire des vols plutôt que de la circulation d’une artère commerçante. Les heures d’ouverture suivent les départs, d’où ce menu du matin inédit.
Deux points seront à suivre. D’abord, la fréquentation du terminal YHU au fil des mois, qui conditionne le rendement de ce type d’emplacement. Ensuite, le sort des déjeuners : la chaîne n’a pas indiqué s’ils resteront propres à l’aéroport ou s’ils gagneront d’autres adresses du réseau. La réponse dira si ce format hors rue reste une vitrine ou devient une piste de développement.











