Le groupe flamand de sportainment Sparkx se fixe un objectif de 250 parcs d’ici 2045 et compte sur la franchise pour y parvenir. Seule une cinquantaine de sites resteraient exploités en propre. Le premier parc hors de Belgique, près d’Utrecht aux Pays-Bas, sert de banc d’essai à cette expansion.
Le réseau veut changer d’échelle, a indiqué lundi la direction de Sparkx à l’hebdomadaire économique flamand Trends. Le concept est né en 2023 à Hasselt, dans le Limbourg : un parc couvert de 3.500 m² où l’on pratique plus de 50 sports, du curling au football. Le réseau a ensuite ouvert à Gand puis, en mars 2026, à Schelle, dans la province d’Anvers.
Le quatrième site, à Nieuwegein, au sud d’Utrecht, est le plus grand avec 7.500 m².
250 parcs en 2045, dont 50 exploités par le groupe
Le plan dévoilé par Sparkx repose sur une répartition claire. Le groupe veut garder la main sur une cinquantaine de parcs. Les quelque 200 autres pourraient être confiés à des franchisés. Selon ses dirigeants, la franchise peut accélérer la croissance du réseau.
Objectif dU NOMBRE DE Parcs Sparkx à l’horizon 2045, dont une cinquantaine exploités en propre et le solde ouvert à des franchisés (Source : Trends, 26 octobre 2026).

La direction n’a pas présenté de mode opératoire détaillé : on ne connaît encore ni le montant d’investissement demandé à un exploitant, ni la surface type d’un parc franchisé, ni le calendrier d’ouverture aux candidats. Elle tempère elle-même l’annonce : l’ambition est énorme, mais son exécution peut rester modeste, résument ses trois dirigeants.
Nieuwegein, premier test hors de Belgique
Le parc de Nieuwegein a été annoncé en février 2026. Le groupe y voit sa porte d’entrée vers l’international.
« La région d’Utrecht est un tremplin idéal pour nos ambitions internationales », expliquait alors Mathieu Renier, CEO de Sparkx, au magazine allemand des loisirs EAP. En mars, la direction évoquait aussi de futurs parcs en France, sans calendrier.
Un modèle de loisirs couvert déjà rodé sur trois sites flamands
Le format a fait ses preuves en Flandre avant d’être proposé à des tiers. À Schelle, le parc ouvert en mars 2026 le long de l’A12 a pris place dans un ancien centre événementiel. Il réunit plus de 40 disciplines : saut à ski semi-virtuel, floorball, padel, tir à l’arc ou tyrolienne.
Le principe reste le même partout. Une grande surface couverte, des sports parfois méconnus et une clientèle de familles, d’écoles et d’entreprises. C’est cette recette, rodée sur un marché flamand, que le groupe veut désormais dupliquer.
Bon à savoir
Sparkx ne publie à ce jour aucune offre de franchise. Dès qu’un franchiseur propose un contrat en Belgique, le Livre X du Code de droit économique l’oblige à remettre un document d’information au candidat au moins un mois avant la signature.
Une piste à suivre pour les candidats wallons et bruxellois
Pour l’instant, les trois parcs belges de Sparkx sont tous situés en Flandre. Aucun site n’est annoncé en Wallonie ni à Bruxelles. Si le réseau ouvre réellement la franchise, la partie francophone du pays constitue un terrain encore vierge pour ce type de loisirs couverts.
D’autres concepts sportifs ont déjà pris la voie de la franchise sur le marché belge, à l’image de l’arrivée de Fitness Park en master franchise. Les signaux à surveiller pour Sparkx sont connus : l’ouverture effective de Nieuwegein, la publication d’un dossier pour les candidats et le montant d’investissement exigé par parc.











