L’enseigne gembloutoise de sushis Makizoku a ouvert le 10 octobre son troisième restaurant, à Jambes (Namur). Deux franchisés de 20 et 21 ans, issus de l’école hôtelière de Namur, ont repris le concept. L’ancien manager du réseau y ajoute une salle sur place et une livraison maison.
Marvin Pierre, 21 ans, et sa compagne Angel Marchal, 20 ans, ont ouvert un restaurant Makizoku chaussée de Liège, à Jambes, détaille vendredi le site d’information régional Sudinfo. Le couple, originaire de Gembloux, exploite l’établissement en franchise. L’enseigne de take-away comptait jusqu’ici deux adresses en Wallonie : Gembloux et Perwez, en Brabant wallon.
D’étudiant jobiste à franchisé dans la même enseigne
Le parcours de Marvin Pierre est passé par le réseau lui-même. Il a d’abord travaillé chez Makizoku comme étudiant, pour financer son propre projet de restaurant, avant d’en devenir manager. C’est là qu’il a appris que l’enseigne proposait la franchise.
Le bail du local a été signé le 1er mai. Les travaux ont ensuite accumulé les retards de livraison et les difficultés avec certains entrepreneurs et avec la banque. « On nous a beaucoup freinés à cause de notre âge. Il a fallu se battre davantage, mais on y est arrivés », raconte Marvin Pierre, gérant du Makizoku de Jambes.
Une salle sur place et une livraison maison, deux nouveautés pour le réseau
Le restaurant de Jambes se distingue des deux autres adresses. À Gembloux et Perwez, Makizoku fonctionne en take-away, avec deux services par jour. À Jambes, les clients peuvent manger sur place, et l’établissement reste ouvert en continu, tous les jours de 11h à 22h.
Le couple veut aussi développer une livraison assurée par ses propres livreurs. La carte reste celle du réseau : makis, California rolls et poké bowls préparés à la minute, avec une partie renouvelée chaque saison. Le menu complet est affiché à 17,50 euros, et huit pièces de sushi coûtent 5 euros. L’équipe se compose d’étudiants formés par le réseau.
Un petit réseau namurois qui ne publie pas encore ses conditions
Avec trois restaurants, tous en province de Namur et en Brabant wallon, Makizoku reste un réseau de très petite taille. L’enseigne ne publie, à notre connaissance, ni droit d’entrée, ni redevance, ni apport personnel demandé. Le site de la marque ne comporte pas de page dédiée aux candidats.
Bon à savoir
Quelle que soit la taille du réseau, l’ouverture d’un établissement en franchise relève du Titre 2 du Livre X du Code de droit économique. Le franchiseur doit remettre au candidat un projet de contrat et un document d’information particulier au moins un mois avant la signature, sans qu’aucune somme ne puisse être exigée pendant ce délai.
Un deuxième établissement déjà en tête
Les deux jeunes patrons ne comptent pas s’arrêter à Jambes. À plus long terme, ils envisagent de développer leur activité, voire d’ouvrir un autre établissement. Pour l’enseigne, l’adresse namuroise pourrait servir de test : la salle et la livraison maison deviendraient alors des options pour de futures ouvertures.
Reste à savoir si Makizoku structurera une offre de franchise formelle pour d’autres candidats. Le cas de Jambes montre en tout cas une voie d’accès classique dans la restauration rapide : ouvrir un restaurant en Belgique en reprenant le concept d’une enseigne qu’on connaît déjà de l’intérieur.











