Rechercher son enseigne : mode d’emploi

Photo couverture Rechercher son enseigne : mode d’emploi

Sites internet, salon spécialisé, rencontre des têtes de réseaux et des franchisés en place, trouver l’enseigne idéale nécessite de la curiosité, du temps et de l’ouverture d’esprit.


Chaque année, ils sont des milliers, anciens salariés ou indépendants à vouloir se lancer dans l’aventure de la franchise séduits par la possibilité de limiter les risques inhérents à la création d’entreprise grâce à la notoriété déjà acquise et à l’accompagnement juridique, commercial et logistique d’un réseau. Mais comment trouver le bon franchiseur, le secteur d’activité et la zone géographique correspondant à ses attentes ? 

Se montrer à l’affut des opportunités

À la tête de deux agences Attila Système (maintenance et réparation des toitures) situées en Seine-et-Marne (77), Renaud Loupi se souvient parfaitement du moment où il a entendu parler pour la première fois du concept de franchise. « C’était il y a 5 ans, dans la salle d’attente d’une agence prestataire de Pôle Emploi. J’ai machinalement engagé la conversation avec une personne qui était en charge de développer des franchises » explique ce sympathique quadragénaire qui, à l’époque, dirigeait un magasin d’une célèbre chaîne d’articles de sport et qui souhaitait, depuis plusieurs années, tenter l’aventure de l’entrepreneuriat. « Ce consultant m’a expliqué les principes de la franchise et m’a mis en contact avec des réseaux pouvant convenir à mon profil et à mes attentes » souligne-t-il. Après avoir rencontré plusieurs franchiseurs, sillonné les allées du Salon de la Franchise à Paris, il opte finalement pour le secteur de la réparation de toitures, séduit par les potentialités de ce secteur d’activité et par la personnalité du fondateur. « Je suis aujourd’hui pleinement épanoui et me sens vraiment l’âme d’un entrepreneur » sourit-il. 

Faire jouer la concurrence entre franchiseurs

À l’époque responsable marketing dans une entreprise nantaise, Nicolas Vallin confie avoir eu un déclic pendant le confinement : créer sa propre structure. En novembre dernier il est devenu franchisé d’Ewigo, un réseau spécialisé dans les transactions automobiles d’occasion entre particuliers (120 agences en France) à Vertou en Loire Atlantique. « J’ai découvert l’existence de cette franchise en m’achetant une voiture d’occasion fin 2021. Je connaissais le concept car j’avais failli reprendre une salle de sport en franchise il y a 5 ans » rappelle-t-il. Avant de candidater auprès des responsables de l’enseigne, Nicolas a fait jouer la concurrence en contactant d’autres réseaux mais également en rencontrant des franchisés actuels d’Ewigo ainsi que d’anciens collaborateurs de la franchise. « Je les ai questionnés sur leur mise en route, sur le quotidien du métier. Ils m’ont répondu avec beaucoup de franchise. Il est toujours sain d’aller voir au hasard des franchisés d’une enseigne à laquelle on postule, sous peine de ne voir que des chefs d’entreprises heureux qui ont été désignés par la tête de réseau » plaide-t-il rappelant qu’il a également contacté la Fédération Française de la Franchise, lors de ses recherches, afin de valider le sérieux et la viabilité économique du réseau. « J’ai été convaincu. Aujourd’hui, je compte 5 salariés », se réjouit-il. 

Réaliser une solide étude de marché

Ingénieur télécom pendant une dizaine d’années sur l’Ile de la Réunion, Martin Vigneau, 53 ans aujourd’hui, décide, en accord avec sa famille, de rentrer dans l’hexagone, fin 2019. Décidé à assouvir un « rêve d’entrepreneur » ce fan de jeux, décide de monter un complexe d’escape game, cette activité ludique qui consiste à s’évader d’une pièce (moyennant la résolution d’énigmes) dans laquelle on se retrouve enfermé en moins de 60 minutes. Après la réalisation d’une très exhaustive étude de marché, cet originaire de la région parisienne décide de monter son affaire à Angers au cœur du Maine et Loire. Une question dès lors se pose. Doit-il bâtir son business en tant qu’indépendant ou bien rejoindre l’un des réseaux de franchise déjà présents sur cette zone géographique. » Dans ce domaine d’activité, il est difficile de prospérer en tant qu’indépendant car il faut sans cesse se renouveler ce qui est couteux en argent et en temps », note-t-il. Il décortique alors les sites internet de trois franchises qui lui semblent les plus sérieuses tout en se penchant sur des sites de renseignements indépendants, auxquels recourent les banquiers, qui recensent notamment des enquêtes de satisfaction permettant de comparer la fiabilité des réseaux.  « Parmi les trois franchises que j’ai démarchées, j’ai privilégié celle où l’approche stratégique et commerciale me paraissait la plus solide et où la qualité humaine était la plus visible » raconte-t-il. Depuis juillet 2021, Martin est à la tête de la franchise angevine du réseau Get Out. « Je possède un grand espace de 800 m2, 3 salles, un bar à jeu et 15 salariés. Je suis ravi. » 

Découvrir nos enseignes