La bannière toulousaine New School Tacos, qui revendique une quarantaine de restaurants en France et a déclaré 30 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, vient d’ouvrir son premier restaurant au Canada, à Greenfield Park, sur la Rive-Sud de Montréal. Son groupe exploitant annonce d’autres adresses dans la région montréalaise, sans préciser encore le modèle retenu au Québec.
Le groupe toulousain NS up group, qui exploite et développe la bannière New School Tacos, a annoncé l’ouverture le 29 octobre dans une publication LinkedIn. Née à Toulouse en 2016, la chaîne s’est spécialisée dans le tacos à la française : une galette de blé garnie, pliée puis grillée. Selon le média spécialisé Toute la Franchise, son chiffre d’affaires a été multiplié par quatre en cinq ans pour atteindre 30 millions d’euros en 2024. Le site de l’enseigne recense aussi deux restaurants à Tanger, au Maroc.
Un premier restaurant canadien boulevard Taschereau, à Longueuil
Le restaurant de New School Tacos (La Nouvelle École du Tacos) occupe le 3304, boulevard Taschereau, dans l’arrondissement de Greenfield Park, à Longueuil, en Montérégie. La publication du groupe parle d’un lancement au Canada et vise explicitement Montréal pour la suite. Cette première adresse se trouve donc sur la Rive-Sud, et non dans la métropole elle-même.
Le projet est mené avec Fahad Syed, présenté par le groupe comme son partenaire au Canada. « Nous prévoyons un déploiement audacieux les mois à venir », écrit NS up group, qui ne chiffre pas ce déploiement. L’annonce ne précise pas si ce restaurant est exploité par un franchisé, par un master franchisé pour le Canada ou par une société liée au groupe.
Un réseau franchisé en France, un objectif de 20 ouvertures en 2025
En France, New School Tacos se développe en franchise. Au printemps 2025, le réseau accueillait par exemple deux nouveaux franchisés à Carcassonne. Il se fixait alors un cap de 40 millions d’euros de chiffre d’affaires et de 20 ouvertures pour l’année, avec une accélération à l’international.
Le groupe a aussi multiplié les formats. Il a notamment inauguré cet été à Fenouillet, près de Toulouse, un « store-in-store » qui réunit sous un même toit New School Tacos et Big Smash, sa bannière de burgers écrasés. Rien n’indique pour l’instant que ce format double soit prévu au Québec.
Affichage en français et absence de loi sur la franchise au Québec
Comme toute bannière étrangère, New School Tacos arrive sous le régime de la Charte de la langue française. Ell prend donc le nom de la Nouvelle École du Tacos. Depuis le 1er juin 2025, le français doit être nettement prédominant sur l’affichage extérieur, avec un espace au moins deux fois plus grand que celui des autres langues. Le restaurant apparaît d’ailleurs dans les répertoires en ligne sous le nom « Nouvelle École du tacos ».
Si le groupe recrute des franchisés québécois, ceux-ci ne recevront aucun document de divulgation imposé par la loi. Sept provinces canadiennes encadrent cette étape, l’Ontario en tête. Le Québec n’en fait pas partie. La protection du candidat repose sur l’obligation de bonne foi de l’article 1375 du Code civil du Québec, et un contrat d’adhésion doit lui être remis d’abord en français.
Bon à savoir
Au Québec, le contrat de franchise n’est encadré par aucune loi provinciale propre. Avant de signer avec une bannière qui s’implante, un avis juridique en droit des affaires reste la principale protection du candidat.
Une expansion montréalaise à suivre dans les prochains mois
NS up group évoque « quelques shops » appelés à couvrir Montréal, sans avancer de nombre ni de calendrier. Trois points permettront de mesurer l’ampleur du projet : le nombre d’adresses réellement ouvertes d’ici 2027, le montage retenu avec Fahad Syed, et l’éventuel recrutement de franchisés québécois.
Le pari reste exigeant. Le tacos à la française est un produit encore peu connu au Québec, et la bannière devra installer sa notoriété adresse par adresse, dans un marché de la restauration rapide déjà très concurrentiel sur la Rive-Sud comme à Montréal.











