La bannière Boulangerie Ange ouvre à Saint-Hyacinthe, en Montérégie, sa 14e boulangerie au Québec. Le nouveau point de vente est exploité par un franchisé déjà en place à Trois-Rivières, qui signe ainsi sa deuxième adresse dans le réseau, une trajectoire de multi-franchisé que l’enseigne d’origine française met en avant.
Boulangeries Ange Canada a annoncé l’ouverture le 2 novembre sur son site. La bannière passe de 13 à 14 boulangeries au Québec, environ un an après sa 13e ouverture, annoncée le 1er octobre 2025. Le réseau québécois reste concentré dans la grande région de Montréal, avec trois adresses à Montréal, deux à Brossard et des boulangeries à Laval, Boucherville, Rosemère, Repentigny et Châteauguay, notamment. Saint-Hyacinthe, dans la MRC des Maskoutains, s’ajoute à Trois-Rivières et à Joliette parmi les implantations hors de la métropole.
Un franchisé de Trois-Rivières ouvre sa 2e boulangerie Ange
La boulangerie maskoutaine est dirigée par Martin Hernu, franchisé qui exploite déjà la boulangerie Ange de Trois-Rivières, en Mauricie. L’enseigne présente cette deuxième ouverture comme la suite logique d’une première expérience réussie.
Le statut est clair : l’annonce emploie elle-même le mot « franchisé », et l’enseigne recrute ses partenaires par une page dédiée à la franchise. Ce cas illustre un profil recherché par les réseaux : un exploitant qui connaît déjà le système, les fournisseurs et la formation, et qui ajoute une unité plutôt que de repartir de zéro. La date exacte d’accueil des premiers clients n’est pas précisée dans l’annonce.
Plus de 250 boulangeries en France, 14 au Québec
Le concept est né le 8 décembre 2008 avec une première boulangerie dans le sud de la France. Selon sa page de recrutement, la bannière compte plus de 250 boulangeries en France et environ 150 entrepreneurs dans sa « famille ».
Le modèle repose sur des pains pétris, façonnés et cuits sur place, avec une offre qui couvre la journée entière : café et viennoiseries le matin, sandwichs le midi, tartes et pains spéciaux ensuite. L’enseigne évalue à une quinzaine de personnes l’équipe d’une boulangerie, un ordre de grandeur utile pour tout candidat qui calcule sa masse salariale, avec un salaire minimum fixé à 16,60 $ l’heure au Québec depuis le 1er mai 2026.
Farines québécoises et label WOW, les arguments de la bannière
Au Québec, Ange met en avant des farines issues de blés 100 % québécois et la remise de ses invendus à des organismes locaux. La bannière affirme avoir été élue meilleure chaîne de boulangeries pour l’expérience client en magasin au Québec en 2025, puis a reçu le sceau d’excellence WOW 2026, annoncé le 31 août.
Pour un candidat, ces éléments pèsent sur l’achalandage, mais ne remplacent pas les chiffres. L’enseigne ne publie ni la mise de fonds exigée ni l’investissement total d’une boulangerie québécoise sur son site. Ces données restent à obtenir directement auprès du franchiseur, tout comme les redevances et la durée du contrat.
Bon à savoir
Le Québec n’a pas de loi qui impose au franchiseur un document de divulgation avant la signature. La protection du candidat repose sur l’obligation de bonne foi de l’article 1375 du Code civil du Québec : c’est donc à lui de demander par écrit les données financières du réseau.
La multi-franchise, moteur de la croissance québécoise
Avec un rythme récent d’environ une ouverture par an, la croissance d’Ange au Québec reste mesurée. L’ouverture de Saint-Hyacinthe montre toutefois que le réseau mise sur ses franchisés en place pour gagner des villes moyennes hors de Montréal.
La bannière n’a pas communiqué d’objectif chiffré pour 2027. À suivre : d’autres franchisés actuels qui prendraient une deuxième unité, et l’arrivée éventuelle d’Ange dans la Capitale-Nationale ou en Estrie, où elle n’a encore aucune boulangerie. Pour les candidats, la page de recrutement reste ouverte à des profils disponibles partout au Québec.
À lire aussi :











