L’enseigne de kaiten sushi franchit la frontière et inaugure sa première adresse belge en duo avec BOA Karaoké.
Matsuri pose ses valises en Belgique. Le 14 octobre, l’enseigne spécialiste du kaiten sushi fait voyager son tapis roulant avec ses assiettes qui défilent dessus. L’adresse : 437 avenue de la Couronne, à Ixelles. Pour cette arrivée, elle s’associe à BOA Karaoké.
Matsuri et BOA ne forment pas deux établissements distincts, mais un seul et même lieu, pensé pour vivre du déjeuner jusqu’à minuit.
En semaine, le midi, on vient y déjeuner entre collègues. Le mercredi, l’adresse est la destination familiale par excellence. L’après-midi, on s’y attable autour d’une pâtisserie ou l’on y fête un anniversaire le micro dans une main et un handroll dans l’autre, le temps d’une session de karaoké entre amis ou en famille.
Le soir venu, place à l’apéritif. On y boit un cocktail, on y dîne, parfois après s’être déchaîné sur la piste de danse. Ouvert jusqu’à minuit, le lieu a tout pour devenir un nouveau point de ralliement des sorties ixelloises entre amis ou en famille pour manger, danser et chanter !
Un réseau qui recrute bel et bien des franchisés
Le point est vérifiable sur le site de l’enseigne : Matsuri dispose d’une page de développement dédiée, intitulée « Devenir franchisé », avec une présentation téléchargeable et une foire aux questions qui porte sur la marche à suivre pour ouvrir, sur l’investissement nécessaire et sur la formation proposée aux franchisés. Le réseau a été repris fin 2023 par un trio d’investisseurs venus du secteur, dont un cofondateur de Sushi Shop et une ancienne directrice créative de Big Mamma, qui ont relancé le développement en franchise.
Selon la presse professionnelle française de la restauration, le réseau compterait une vingtaine de restaurants dont une quinzaine en exploitation propre et environ cinq en franchise, et se développerait sous deux formats : Matsuri City, d’environ 150 m², pensé pour les centres-villes et sans besoin d’extraction, et House of Matsuri, d’environ 300 m², destiné à la périphérie.
Le sushi à emporter belge déjà occupé par des réseaux installés
L’arrivée intervient sur un créneau qui n’est pas vide. Des enseignes de restauration japonaise sont déjà présentes en Belgique depuis des années, dans les galeries commerciales et en corner de supermarché, et la restauration japonaise indépendante est dense à Bruxelles.
Matsuri se distingue d’abord par la qualité et l’originalité de ses produits : aux côtés des sushis et makis, la carte propose des créations à découvrir comme les sashizzas ou les tacos nori. Son second atout tient à son tapis roulant, qui rend l’expérience à la fois ludique et rapide, quel que soit le mode de consommation.

Pour un candidat belge du secteur alimentaire, c’est aussi un format à regarder sous l’angle des contraintes techniques. Une friteuse, une extraction et un comptoir tournant n’imposent pas les mêmes cellules commerciales, et le format compact revendiqué sans extraction ouvre des emplacements de centre-ville normalement fermés à la restauration chaude.
Bon à savoir
Le franchiseur est français, mais un candidat qui exploiterait principalement en Belgique reste protégé par le droit belge : la phase précontractuelle relève des tribunaux belges et du Titre 2 du Livre X du Code de droit économique (article X.33). Cela vaut aussi si le développement passe par un master franchisé étranger, qui doit alors remettre lui-même un document d’information particulier (DIP) conforme à ses sous-franchisés belges.











