Le programme de fidélité de Pizza Salvatoré, bâti sur une formule « 100 = 1 $ » selon Les Affaires, prend la tête du palmarès québécois LoyauT 2026 dès sa première évaluation. La bannière franchisée du Groupe Abbatiello devance FidéliTim de Tim Hortons et Domino’s, dans un classement désormais dominé par la restauration.
Publiée le 29 octobre, la neuvième édition de l’étude LoyauT est réalisée par adviso, firme-conseil montréalaise en marketing, avec la firme de recherche Ad hoc recherche. Elle repose sur les réponses de 15 000 Canadiens, dont 6 400 Québécois, et sur l’évaluation de 83 programmes. Au Canada, la restauration rapide et les cafés occupent désormais huit des dix premières places, contre quatre en 2025 et une seule en 2024.
Salvatoré 1er au Québec et 6e au Canada dès sa première évaluation
Au classement québécois, Salvatoré arrive premier, devant FidéliTim de Tim Hortons, qui gagne quatre rangs, et Récompenses Domino’s, qui en perd deux. McDonald’s complète le quatuor de tête. À l’échelle canadienne, le programme de la bannière québécoise se classe sixième, dans un top 10 mené par Chipotle Rewards.
Voir un programme québécois s’imposer d’emblée constitue « l’une des surprises de cette édition », indique Simon Éthier, consultant en commerce omnicanal, monétisation et stratégie chez adviso. Selon lui, les programmes qui se démarquent offrent une expérience cohérente avec l’identité de la marque, au-delà des seules récompenses.
Un réseau franchisé passé de 14 à plus de 125 succursales depuis 2020
Pizza Salvatoré est la bannière historique du Groupe Abbatiello, entreprise familiale québécoise dirigée par cinq petits-enfants du fondateur. Le réseau de pizzeria développé en franchise, compte selon Les Affaires plus de 125 succursales au Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, contre 14 en 2020. Le groupe détient aussi d’autres bannières, dont L’Œufrier et Jack le Coq.
Pour un réseau franchisé, un programme de fidélité commun est un outil collectif. Ni l’étude ni la couverture de presse ne précisent toutefois comment le coût des récompenses se répartit entre le franchiseur et les franchisés. C’est une question à poser lors de toute rencontre de recrutement.
Le conseil de la Rédaction
Avant de signer, un candidat doit demander par écrit qui finance les points du programme de fidélité, comment les rabais remboursés au client sont compensés et si une contribution au fonds de publicité les couvre déjà.
La restauration occupe la moitié du top 10 québécois
Au Québec, les programmes de restauration représentent la moitié du top 10. Leur progression a fait sortir du classement provincial ceux de Starbucks, de la SAQ et de Moi, le programme de Metro, selon Les Affaires. Journie Récompenses d’Ultramar, PC Optimum, Walmart, A&W, Sephora et Club Câlin de Mondou complètent la liste.
La motivation reste financière. Selon adviso, 69 % des Canadiens disent que ces programmes les aident à économiser. La part de ceux qui modifient souvent leurs achats pour maximiser leurs points se maintient à 37 %, au même niveau qu’en 2025.
22 programmes détenus, 9 utilisés : la fidélité atteint un plateau
Les Canadiens adhèrent en moyenne à 22 programmes, mais n’en utilisent régulièrement que 9, deux chiffres inchangés depuis 2025. Pour les bannières, l’enjeu se déplace : il ne s’agit plus de recruter des membres, mais de figurer parmi les quelques programmes réellement utilisés.
Deux signaux seront à suivre l’an prochain. D’abord, la capacité de Salvatoré à conserver son rang face aux chaînes nord-américaines. Ensuite, la confiance : 42 % des Canadiens déclarent avoir déjà subi une fraude liée à une carte de crédit ou à un programme de fidélité, un risque que chaque réseau doit maintenant intégrer à son offre.











