La bannière de poutine Ashton réduit la taille de ses nouveaux restaurants, de 7 000 à 8 000 pi² à 2 000 à 2 500 pi², et voit un potentiel d’une douzaine d’adresses urbaines à Montréal. Née dans la ville de Québec, elle poursuit son implantation dans la métropole, avec Saint-Georges en décembre et Chicoutimi en janvier 2027.
La chaîne québécoise Ashton a d’abord installé un comptoir dans le centre Premium Outlets, à Mirabel (Laurentides), puis un deuxième au Complexe Desjardins, dans l’arrondissement de Ville-Marie. Un troisième, au Carrefour Laval, doit suivre. Les trois premières adresses de la grande région de Montréal se trouvent donc dans des centres commerciaux. Dans une entrevue publiée le 21 octobre 2026 par le magazine HRImag, Simon Plante, vice-président marketing et développement de la bannière, détaille la suite : restaurants plus petits, adresses urbaines et service au volant.
Des restaurants de 2 000 à 2 500 pi² au lieu de 7 000 à 8 000 pi²
Le virage de format est le changement le plus net. Les grands Ashton historiques occupent de 7 000 à 8 000 pi² et comptent environ 140 places assises. Les prochains projets tournent plutôt autour de 2 000 à 2 500 pi² et d’une soixantaine de places. Simon Plante invoque la hausse des coûts d’exploitation et la livraison, dont les ventes devraient doubler dans les prochaines années, selon lui.
NOMBRE DE PLACES visé pour les nouveaux Ashton de 2 000 à 2 500 pi², contre environ 140 places dans les grands restaurants historiques (Simon Plante, vice-président marketing et développement, Ashton, HRImag, 2026).

Deux chantiers illustrent ce nouveau gabarit. Le restaurant de Saint-Georges, en Chaudière-Appalaches, doit ouvrir en décembre. Celui de Chicoutimi, à Saguenay, dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, est prévu pour janvier 2027.
Une douzaine d’adresses urbaines possibles à Montréal
Ashton exploite déjà un restaurant de ce type dans le Vieux-Québec, une artère piétonne à fort passage. La bannière veut reproduire la formule dans la métropole, où elle repère la rue Sainte-Catherine et des quartiers comme le Plateau-Mont-Royal. Le potentiel porterait sur environ douze adresses, au centre-ville comme ailleurs.
Les centres commerciaux restent la porte d’entrée. Une étude menée par la bannière montrait que la plupart des Montréalais connaissaient le nom, mais goûtaient rarement au produit. D’où le choix d’aller d’abord là où l’achalandage est le plus fort, à condition de retenir les centres les plus fréquentés.
L’entrevue ne précise pas le montage de chaque adresse, corporatif ou franchisé, mais Ashton dispose déjà de nombreuses franchises pour ses adresses québécoises.
Le service au volant, plus payant mais plus difficile à implanter
Dans un deuxième temps, Ashton veut viser des emplacements avec service au volant, qui produisent selon son dirigeant les chiffres d’affaires les plus élevés. Le défi est de les trouver. Un nombre croissant de villes québécoises hésitent à les autoriser, les critères sont difficiles à réunir et l’obtention des permis prend plus de temps.
La livraison depuis les centres commerciaux soulève une autre question. Certains restaurateurs s’en privent, car un loyer à pourcentage s’enclenche sur ces ventes, et ouvrent plutôt un restaurant satellite à proximité. La bannière n’y voit pas d’obstacle de principe. Sa seule contrainte, ce sont les heures d’ouverture des centres. Au Complexe Desjardins, elle peut toutefois livrer après minuit, même quand les autres comptoirs sont fermés.
Un programme de fidélité, mais pas de bornes de commande
Contrairement aux grandes chaînes américaines de restauration rapide, qui misent sur la technologie pour gagner en efficacité, Ashton écarte les bornes de commande automatiques. Simon Plante défend le contact humain, les grands comptoirs et le rail emblématique de la bannière. Un système de fidélisation par points sera tout de même déployé dans les prochains mois, au moyen d’une extension de l’application mobile, avec une carte physique en option.
Plusieurs signaux sont à suivre : l’ouverture de Saint-Georges en décembre, celle de Chicoutimi en janvier 2027, le premier emplacement de rue à Montréal et la capacité de la bannière à obtenir ses permis pour le service au volant. Le Carrefour Laval dira aussi si la formule des centres commerciaux tient hors de la capitale.











