La chaîne belge de poulet frit Belchicken revendique désormais plus de 60 restaurants, en Europe et en Afrique de l’Ouest, et négocie une master-franchise pour l’Espagne. Créé en 2019 et membre de la Fédération Belge de la Franchise, le réseau multiplie les formats pour grandir en Belgique comme à l’étranger, avec les États-Unis en ligne de mire.
Le réseau Belchicken compte aujourd’hui plus de 60 restaurants, répartis entre la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Afrique de l’Ouest, ressort-il jeudi d’un entretien de son CEO Fevzi Yildirim au média spécialisé dans le commerce de détail RetailDetail. Le chemin parcouru est rapide. En 2025, l’enseigne annonçait encore plus de 50 établissements, pour un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros en 2024. Sur le seul marché belge, ses ventes avaient progressé de 36 % entre 2023 et 2024, selon la Fédération Belge de la Franchise (FBF).
Une master-franchise en discussion pour l’Espagne
Le prochain marché se joue au sud. Belchicken négocie un accord de master-franchise pour l’Espagne, avec un entrepreneur flamand connu dont le nom n’a pas été dévoilé. En septembre, Fevzi Yildirim indiquait au quotidien flamand HLN que des nouvelles étaient attendues en novembre. L’Afrique de l’Ouest figure aussi parmi les priorités.
Le dirigeant voit plus loin encore. Il veut prouver qu’une chaîne née en Belgique peut s’exporter jusqu’aux États-Unis, à rebours du mouvement habituel.
Du drive-in à l’aire de jeux de 600 m² à Saint-Nicolas
Plutôt qu’un modèle unique, l’enseigne adapte ses formats à chaque emplacement. À côté des restaurants classiques de 200 à 400 m², elle ouvre des points express plus petits et des restaurants avec service au volant. Le premier drive-in belge du réseau a ouvert le long de l’A12, à Aartselaar, au sud d’Anvers.
Les stations-service sont une autre piste de croissance : avec la voiture électrique, les automobilistes disposent de plus de temps pour manger pendant la recharge. À Saint-Nicolas, en Flandre orientale, un restaurant accueillera prochainement une aire de jeux couverte de 600 m², une première pour la chaîne. En Afrique de l’Ouest, Belchicken exploite même un établissement de trois étages et d’environ 1.000 m², avec café et salle de karaoké.
Un fast-casual porté par des franchisés multi-unités
Belchicken se positionne entre la restauration rapide et le restaurant classique. Les clients y restent en moyenne de 45 minutes à une heure et demie, contre une vingtaine de minutes dans un fast-food traditionnel, selon son CEO. Sièges confortables, décor chaleureux et concerts surprise d’artistes locaux servent cette stratégie.
La croissance repose sur les franchisés. Lancée juste avant la pandémie, la chaîne a tenu grâce à la livraison et à une collaboration étroite avec ses exploitants. Depuis 2022, 17 nouveaux franchisés ont rejoint le réseau, et beaucoup ont ouvert un deuxième, un troisième, voire un quatrième restaurant, expliquait Fevzi Yildirim à la FBF en 2025. La fédération a sacré Belchicken Franchiseur de l’année 2025 dans la catégorie des réseaux de plus de dix points de vente.
Le cap des 70 points de vente belges en ligne de mire
En Belgique, l’objectif fixé en 2025 reste ambitieux : 70 points de vente d’ici la fin de 2026, dans des zones urbaines et périurbaines sélectionnées. Le réseau vise les grands axes de passage, de la périphérie d’Anvers, Bruxelles, Gand, Liège et Charleroi aux centres commerciaux.
Fevzi Yildirim reste prudent sur la durée du succès du fast-casual. Il s’attend à ce que le marché se rééquilibre et que les concepts les moins distinctifs disparaissent. Deux rendez-vous sont à surveiller : l’annonce espagnole attendue en novembre, et son intervention à la RetailDetail Night, le 19 novembre à Bruxelles, consacrée à son modèle de franchise.











