La chaîne gantoise de restaurants de ribs Amadeus rouvrira son adresse de Bruges le 5 novembre, face au Stadsschouwburg. Deux mois après l’entrée de Marc Coucke au capital, cette sixième table donne un premier signal concret du plan d’expansion annoncé pour l’enseigne en Belgique.
Le restaurant ouvrira ses portes le 5 novembre dans le centre de Bruges (Flandre occidentale), annonce lundi le quotidien flamand HLN. Amadeus compte aujourd’hui cinq restaurants, deux à Gand et un à Bruxelles, Anvers et Kruisem. L’adresse brugeoise sera la sixième. Né à Gand en 1987, le concept repose sur un prix fixe et des ribs à volonté.
Une deuxième chance pour Amadeus à Bruges, sept ans après un premier échec
Bruges n’a jamais réussi à l’enseigne. Amadeus s’y était installé une première fois en 2019, déjà en face du Stadsschouwburg. L’exploitant de l’époque a fermé en moins d’un an.
Le restaurant est resté fermé pendant la crise sanitaire, et rien n’a bougé dans les années suivantes. Dans l’intervalle, un concurrent direct, Mozart, s’est installé dans la ville. Amadeus avait annoncé plus tôt cette année son retour à Bruges avant fin 2026 : la date est désormais fixée.
Marc Coucke vise une ouverture par an en moyenne
L’homme d’affaires Marc Coucke a pris le 21 août une participation majoritaire dans Amadeus via Alychlo, sa société d’investissement. Les actionnaires en place restent à bord. Depuis 2023, la chaîne est dirigée par Marie Thevelin et Peter Dobbelaere, qui ont notamment modernisé les cuisines.
L’objectif affiché est d’ouvrir en moyenne un restaurant par an, sans toucher aux prix. « Nous ne sommes pas là pour changer Amadeus, nous voulons que beaucoup plus de gens puissent en profiter », expliquait alors Marc Coucke, actionnaire majoritaire via Alychlo, dans des propos traduits du néerlandais.
Nombre approximatif de convives accueillis chaque année par les restaurants Amadeus, selon Alychlo (VRT NWS, août 2026).

Un réseau horeca encore très flamand, avec une seule adresse à Bruxelles
Miroirs anciens, étagères chargées de livres, lustres imposants et nappes à carreaux rouges et blancs : le décor fait partie de la signature de l’enseigne. C’est précisément cette formule que Marc Coucke dit ne pas vouloir changer.
Sur la carte du réseau, le déséquilibre saute aux yeux. Cinq des six adresses sont en Flandre, une seule en Région bruxelloise, et aucune en Wallonie. Le mode d’exploitation des restaurants (gestion propre ou franchise de restauration) n’a pas été rendu public. La question se posera dès que le rythme d’une ouverture par an exigera de trouver des emplacements hors des grandes villes flamandes.
La réouverture de Bruges, premier test du plan de Marc Coucke
La réouverture du 5 novembre servira de premier test depuis l’arrivée du nouvel actionnaire. Bruges est une ville touristique, déjà servie par un concurrent du même créneau. Et la ville avait déjà résisté à l’enseigne une première fois.
Deux signaux seront à suivre dans les mois qui viennent. D’abord, le choix de la septième adresse, et la possible arrivée d’Amadeus en Wallonie, où la chaîne est absente. Ensuite, la manière dont le groupe financera ce rythme d’une ouverture par an : en propre, ou avec des exploitants indépendants sous enseigne.











