Dans l’écosystème des franchises, l’accès au financement demeure un enjeu majeur. Comment les institutions financières du Québec accompagnent-elles les entrepreneurs ?
Des programmes sur mesure pour les franchisés
La grande majorité des futurs franchisés doivent solliciter un prêt bancaire pour concrétiser leur projet. Cette démarche exige la préparation d’un dossier de financement complet, détaillant les besoins financiers et les prévisions de rentabilité. Si les franchiseurs sérieux accompagnent généralement leurs candidats dans cette étape cruciale, il est recommandé de faire valider ces projections par un comptable indépendant. Au Québec, les principales banques canadiennes ont développé des programmes dédiés aux franchisés et franchiseurs (voir liens en fin d’article). Ces programmes proposent des solutions de financement adaptées, des services bancaires spécialisés et des conseils sectoriels pour soutenir la gestion et la croissance des franchises. L’offre ne se limite pas aux grandes banques traditionnelles. La Banque de développement du Canada (BDC), spécialisée dans le financement des PME, et le Mouvement Desjardins, présent dans toutes les régions québécoises, complètent l’écosystème financier.
Le Programme de financement des petites entreprises du Canada, qui aide à obtenir des prêts auprès d’institutions financières en partageant les risques avec les prêteurs, représente également un levier intéressant pour les entrepreneurs en herbe.
C’est le moment de vous lancer. Voici les enseignes qui cherchent de nouveaux franchisés au Québec.
Pourquoi les banques s’intéressent aux franchises ?
« Les banques aiment bien les franchisés, car ils bénéficient de l’appui des franchiseurs avec un encadrement, des procédures et des modèles testés qui rassurent », explique Annick Bougard, directrice principale des marchés spécialisés chez Desjardins.
Cette structure rassurante compense souvent le manque d’acquis des nouveaux entrepreneurs. « La collaboration à trois entre le franchiseur, la banque et le franchisé figure au cœur de la réussite de l’entreprise », poursuit-elle.
« Lorsqu’un candidat à la franchise approche Desjardins, l’évaluation s’articule autour de deux axes principaux. D’abord, le volet qualitatif avec la renommée de la bannière, mais aussi l’expérience et le profil du franchisé. Dispose-t-il d’un bagage antérieur ou d’habiletés pertinentes ? Nous aimons apprendre à connaître un futur client, tant sur ses antécédents que sur sa volonté et ses objectifs à moyen et long terme ».
Les critères financiers restent déterminants
Vient ensuite, le côté finance, et Annick Bougard se veut rassurante : « Il n’est pas nécessaire que le franchisé soit un expert, pourvu qu’il fasse appel à un comptable compétent, peu importe la taille de son cabinet, du moment qu’il accompagne correctement son client ». L’institution scrute néanmoins l’historique et les comportements de crédit du candidat : « Pour nous, un particulier qui sait bien gérer son argent aura plus de chance de bien
administrer celui de son entreprise », précise la directrice.
Un accompagnement de proximité
Chez Desjardins, une petite équipe dédiée à la franchise, intégrée à la fédération, vient épauler le réseau. Mais c’est souvent un directeur de compte local qui assure le suivi quotidien du franchisé. Avec ses 70 centres Desjardins Entreprises répartis à travers le Québec, l’institution mise sur cette proximité comme principal atout.
« Ces établissements, spécialistes du contexte et des particularités régionales, offrent des services financiers et accompagnent les entrepreneurs dans leurs besoins d’affaire. C’est notre force », conclut Annick Bougard.
NOTRE RÉSUMÉ EN
5 points clés
PAR L'EXPRESS CONNECT IA
(VÉRIFIÉ PAR NOTRE RÉDACTION)
Voici un résumé en cinq points clés de l’article sur le sujet : Financement de franchises : les banques québécoises jouent-elles le jeu ?
Des programmes bancaires dédiés
Les grandes banques canadiennes, la BDC et le Mouvement Desjardins proposent des solutions adaptées aux franchisés, incluant prêts, services spécialisés et accompagnement sectoriel.
Un levier public utile
Le Programme de financement des petites entreprises du Canada facilite l’accès au crédit en partageant les risques entre banques et entrepreneurs.
Pourquoi les banques apprécient les franchises
L’appui du franchiseur, ses procédures éprouvées et son encadrement rassurent les institutions financières, qui y voient un gage de stabilité.
Évaluation sur deux axes
Les critères qualitatifs (notoriété de la bannière, expérience et profil du franchisé) se combinent aux critères financiers (historique de crédit, gestion personnelle) pour déterminer l’octroi du prêt.
Un accompagnement de proximité
Desjardins mise sur son maillage territorial avec 70 centres dédiés, offrant un suivi local et personnalisé aux franchisés, adapté aux spécificités régionales.










